Télécoms : Commerce en ligne : le Maroc pas très net

Télécoms : Commerce en ligne : le Maroc pas très net

Pour l’e-commerce, le Maroc est à la traîne. Les entreprises marocaines ne font toujours pas confiance aux transactions financières à travers la Toile. 
En fait, le commerce en ligne est une pratique qui ne parvient pas à décoller selon les termes d’une récente étude sur le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). Menée conjointement par l’Agence nationale de réglementation des télécommunications et la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (Apebi), cette enquête révèle que l’achat et la vente en ligne sont des options délaissées par la majorité des entreprises.
«Sur l’ensemble des entreprises, juste 8,4 % de ces dernières déclarent avoir recours à des achats en ligne (contre 14 % en 2004) et ce pour un montant ne dépassant pas 4 % du volume global des achats de l’entreprise dans 95 % des cas», relève-t-on dans cette enquête.
Et d’ajouter : «La taille de l’entreprise influe peu sur le comportement d’achat, par contre d’un point de vue sectorielle, des différences de comportement existent ». En effet, ce sont les entreprises évoluant dans le secteur des TIC qui ont recours bien évidemment au commerce électronique, profitant ainsi des multiples choix offerts par le réseau des réseaux. De 11 % en 2004, la part des entreprises déclarant recourir à l’achat en ligne est passée à 27 %.
«Cela peut s’expliquer en partie par le fait que les intrants ( logiciels et matériel de haute technologie ) de ce secteur sont par définition plus susceptibles de faire l’objet d’achat en ligne sur des sites étrangers », note-t-on dans ce document.  Idem pour la vente en ligne qui tarde à marquer son envol.  A l’exception du secteur des services et celui des transports, les autres secteurs n’exploitent pas cette option pour commercialiser leurs produits.
Les enquêteurs de l’ANRT et de l’Apebi expliquent ce recours par la nature même du secteur. Pour eux, cela tient essentiellement à l’activité de ce secteur qui est le plus susceptible de pratiquer des ventes avec l’extérieur sur des produits de type voyages et hébergements. Contrairement à l’achat en ligne, la vente électronique n’enthousiasme guère les entreprises du secteur technologique.
Un paradoxe qui reflète un manque de confiance concernant les transactions financières à travers le Net.

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