Tourisme : Maisons d’hôtes : coup de semonce du wali

Tourisme : Maisons d’hôtes : coup de semonce du wali

Mais où passent les nombreux voyageurs qui transitent par l’aéroport Ménara de Marrakech ? Le wali de la région, Mounir Chraïbi, note un grand écart entre les statistiques d’arrivées de touristes émanant de cet aéroport et celles des hôtels classés de la ville. C’était lors d’une réunion tenue mercredi 22 novembre 2006 sur des questions diverses dont la  situation des maisons d’hôtes. Diverses questions, dont le tourisme sexuel, ont été abordées en filigrane. Mais dans l’ensemble, c’est de la tenue des registres d’arrivées et de départ dans les riads dont il s’agissait.
Cet écart  ne peut s’expliquer, note le wali, que par le nombre important de visiteurs hébergés dans des maisons d’hôtes mais non déclarés auprès des services concernés. D’où l’appel fait aux gérants des maisons d’hôtes, pour plus de transparence. Le wali a insisté notamment sur le respect du cadre juridique, en l’occurrence la loi réglementant le classement des établissements touristiques et peu respectée par ces maisons d’hôtes. Longtemps tolérées par le fisc, les maisons d’hôtes constituent aujourd’hui une offre importante avec 5.750 lits, soit 18% de la capacité totale de la  ville ocre.
En attendant, de nouvelles normes de classement ont été introduites pour les maisons d’hôtes. Au menu, inclusion de nouvelles catégories, la révision des capacités par catégories et l’inclusion de nouvelles dispositions relatives à la sécurité. L’intervention du wali ne manquera pas de susciter des commentaires dans la vieille Médina, là où se trouvent les trois quarts des maisons d’hôtes recensées à Marrakech. «Personnellement, je suis satisfait de la rencontre. Le wali a été clair, et je trouve que les changements attendus dans la loi sont plutôt de bon augure», note Abdelatif Aït Ben Abdellah, président de Marrakech Riads, réseau de maisons d’hôtes située dans la vieille ville. Présent à la réunion, le maire de Marrakech, Omar Jazouli a rappelé l’importance des maisons d’hôtes dans le développement de la ville et sa renommée. Ce qui n’empêche pas, fait-il rappeler, de s’acquitter de ses impôts et de ses devoirs. Pour rappel, Omar Jazouli a promu, il y a quelques semaines, de faire le nécessaire pour emmener les maisons d’hôtes à s’acquitter dès janvier 2007 de la taxe communale et de la taxe de promotion touristique. Il faudrait d’abord pour y arriver que les maisons d’hôtes commencent par déclarer leurs taux d’occupations réels.  Pour l’heure, la plupart des maisons d’hôtes rechignent à adhérer à l’association, pour des raisons diverses qui tiennent, rappellent un gérant français qui connaît la Médina par cœur, à l’esprit clanique des uns et des autres.

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