Tourisme : M’diq devient «Tamuda Bay»

Comme son aquarium en cours de construction, la ville de M’diq émerge lentement d’une longue hibernation. Cette cité qui ne dispose pas encore d’un centre commercial rêve d’attirer une bonne partie des 40 000 Marocains qui passent chaque année leurs vacances d’été dans la Costa del Sol. Un frémissement cependant, l’ouverture de huit hôtels prévus en 2008, comme l’a annoncé   le ministre du  Tourisme, Adil Douiri, mardi 30 octobre 2006, lors d’une journée organisée sur la relance de la destination. Un frémissement, même si reconnaît-on,  est encore loin des 5 000 lits prévus. Pour arriver à cet objectif, une politique de commercialisation agressive a été adoptée. La petite ville change de nom dans la cartographie touristique et devient «Tamuda Bay», appellation de Tétouan au temps des Phéniciens. La plupart des investisseurs marocains présents à la rencontre avaient à cœur la décision d’attribution de l’hôtel Holidays Club, laquelle n’aura pas finalement été dévoilée durant cette rencontre comme attendu. Cette unité étatique qui a eu son temps de gloire a vu un nombre important de soumissionnaires, candidats à sa reprise en gestion. D’après les informations, la balance pencherait vers un tour-opérateur marocain, accompagné d’un ou deux opérateurs européens, et qui se serait engagé d’appliquer la formule «un lit hôtelier, un siège d’avion».
Beaucoup d’investisseurs présents à la rencontre (le tandem Marrache-Taarji d’Holidays Services, Omar Kabbaj propriétaire des hôtels Hyatt Regency de Casablanca et Marina Smir de Tétouan et Mestari Mekki, de l’Eldorador –Marrakech) ont montré leur intérêt pour la zone.
Pour Omar Kabbaj, la pérennité de la relance passe par l’augmentation de la capacité des ports de plaisance, afin dit-il, d’attirer la clientèle abonnée à  la Costa del Sol. Pour le ministre du Tourisme, Adil Douiri, construire quatre golfs avec la bénédiction du département des Eaux et Forêts exercera une forte extraction sur la jet set. Le promoteur Mestari Mekki a plaidé, quant à lui pour la mise en place des lignes régulières, afin d’éviter le détour par Casablanca.
Le chemin est encore long pour que cette cité qui ne dispose pas encore d’un centre commercial, puisse rivaliser avec ses puissantes voisines espagnoles comme Marbella. Une  navette sera nécessaire, comme l’a rappelé Driss Faceh, président du Conseil régional du Tourisme de Fès, qui se souvient encore de la petite ligne maritime qui reliait il y a quelques années M’diq à l’Espagne.   La mise en place d’une autoroute et d’une ligne de train à partir de 2007 ramènera la durée de transport entre l’aéroport de Tanger-Malabata et la station balnéaire de 45 à seulement 30 minutes. Ne reste plus à M’diq qu’à suivre les prescriptions présentées par le ministre du Tourisme pour porter la saison touristique de 2 mois actuellement (juillet et août) à six mois (d’avril à octobre). D’ici là, les projets touristiques devront sortir de la terre.

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