Tourisme : Une niche encore inexploitée

Au Maroc, force est de constater que le tourisme rural est encore à ses premiers balbutiements. En témoigne d’ailleurs le nombre limité d’exploitations qui font du tourisme rural leur créneau d’activité. En atteste aussi la proportion étroite des touristes qui optent pour ce produit en particulier. Et pourtant, ce ne sont pas les opportunités qu’il offre qui font défaut. Ce sont par ailleurs les moyens mis à son service qui pâtissent d’une faiblesse pénalisante.
Dans le programme de développement du tourisme marocain inscrit dans le cadre de la vision 2002, la promotion du produit «tourisme rural» fait partie intégrante de la stratégie globale de relance du secteur. Sauf que pour le moment, les grandes lignes d’un plan d’action efficace ne sont pas encore arrêtées. L’inattention avec laquelle ce segment est considéré n’est pas sans irriter les membres de l’Association Marocaine des Investisseurs du Tourisme Agro-rural intégré (amitari).
L’idée d’investir dans le tourisme «vert» ou encore rural n’arrive toujours pas à éveiller l’intérêt auprès des institutions financières. Il s’agit certes d’une niche dont les perspectives sont prometteuses mais où l’historique n’est pas suffisamment fourni pour convaincre les bailleurs de fonds de la validité financière d’un tel projet. C’est la raison que certains d’entre eux avancent.
Un simple comparatif entre ce qui se passe en Europe, en Asie et l’état des lieux au Maroc ne laisse pas indifférent. Les chiffres se passent de tout commentaire. Ainsi, par exemple, lors de la dernière assemblée générale de l’Amitari, il a été indiqué qu’environ 25 % des touristes du vieux continent optent pour des randonnées dans des sites écologiques.
Les capacités d’hébergement qu’ils offrent sont suffisamment importantes pour accueillir des populations en grande masse. Au Maroc, l’enveloppe totale investie dans le secteur par les membres de l’Association (Amitari) est de l’ordre de 126 millions de DH. Ce chiffre a été annoncé lors de l’assemblée générale tenue au mois de février. D’autres investissements font partie du programme de développement de l’association qui porte de grands espoirs sur la contribution du Fonds Hassan II pour donner de l’élan à ce segment, considéré comme une bonne alternative pour la rétention de la population rurale pour qui la sécheresse ne laisse de choix que l’exode vers les grandes métropoles.

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