Transport maritime : 56 ans de réforme

Transport maritime : 56 ans de réforme

Secteur névralgique de l’économie marocaine

Les grands changements apportés depuis 2006 concernent entre autres la libéralisation de la gestion, l’unicité dans la chaîne de manutention, la libéralisation de la gestion et  la définition d’un cadre juridique et réglementaire pour l’ensemble des activités portuaires.

Il assure presque la totalité des échanges commerciaux du Maroc. Le secteur maritime joue un rôle déterminant pour l’économie marocaine. Les deux surfaces pacifiques du Maroc ainsi que sa proximité avec l’Europe ont fait des eaux marocaines un carrefour commercial par excellence. Compte tenu de ce positionnement stratégique, le secteur a franchi des caps déterminants depuis 1963 à ce jour.  Le transport maritime a connu une refonte intégrale tout au long de ces 56 ans. Une série de réformes a été engagée en vue de l’adapter aux enjeux économiques mondiaux et d’en faire un levier du commerce extérieur. L’étape phare de ce chantier de réforme date de 2006. Un nouveau chapitre a été entamé ouvrant ainsi de nouveaux horizons à un secteur dynamique. Tour d’horizon des principaux changements opérés.

De la RAPC à  l’ANP

Il a fallu quatre décennies pour que le passage de la Régie autonome du port de Casablanca (RAPC) à l’Agence nationale des ports (ANP), en passant par l’Office d’exploitation des ports (ODEP), s’opère. La première entité d’exploitation maritime a vu le jour en 1963 au port de Casablanca. Il s’agit de la Régie autonome du port de Casablanca dont la mission a été d’assurer l’acquisition et l’entretien du matériel au moment où l’Etat se chargeait de la maîtrise des infrastructures et la gestion des réseaux.

Ce n’est qu’en 1984 qu’a été créé l’Office d’exploitation des ports (ODEP). Sa création marque une première réorganisation du secteur redéfinissant ainsi les rôles des différentes entités intervenant dans les ports et leurs relations. L’ODEP a ainsi pris en charge l’exploitation des ports tandis que l’Etat a continué d’exercer sa fonction de puissance publique axée sur la planification et l’exécution des travaux d’infrastructures portuaires. Ce cap a connu l’émergence de nouvelles infrastructures dotées de nouveaux équipements. La réforme de 2006 a donné naissance pour sa part à l’actuelle autorité portuaire, en l’occurrence l’Agence nationale des ports (ANP). De par la création de cette nouvelle entité, le secteur s’est vu clarifier les rôles et missions de chaque intervenant. Les grands changements apportés depuis 2006 concernent entre autres la libéralisation de la gestion, l’unicité dans la chaîne de manutention, la libéralisation de la gestion et  la définition d’un cadre juridique et réglementaire pour l’ensemble des activités portuaires.

Le process de la libéralisation amorcé en 2006

La libéralisation du transport maritime s’est faite progressivement. Le processus a été entamé en 2006. L’objectif était de mettre en place un système de transport maritime efficace et à faible coût ainsi que de mettre à niveau la compétitivité des opérateurs. La libéralisation est venue pallier un bon nombre de dysfonctionnements. Elle a ainsi contribué à l’émergence d’une nouvelle politique maritime et à l’actualisation du code de commerce maritime.

Ce cap a été marqué par l’entrée en vigueur de la loi N°15-02 relative aux ports. Ce nouveau texte juridique vise la clarification des missions régaliennes et commerciales, la délimitation des rôles des différents intervenants, la réglementation de l’exercice des activités portuaires, l’instauration du principe de l’unicité de la manutention et l’introduction de la concurrence. Il est également question de mettre en place un environnement attractif garantissant plus d’investissement dans le secteur et le renforcement de la compétitivité.

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