Un nouveau chantier naval en gestation

Qualifiée de vitale pour vitale pour l’économie nationale, la mise à niveau du secteur des pêches maritimes était récemment au centre d’une rencontre entre le ministre de la Pêche maritime, Taieb Rhafes et les armateurs et certains représentants des chambres de pêches et de la confédération nationale des pêches au Maroc. Rhafes a annoncé l’ouverture prochainement d’une usine pour la construction de bateaux de pêche. « Les contacts sont en cours avec des sociétés internationales pour la mise en place d’une usine de construction de bateaux de pêche », dit-il, soulignant au passage que « la mise à niveau du secteur des pêches maritimes ne peut se faire du jour au lendemain mais sur des étapes et suivant un calendrier précis. » Pour rechercher des solutions aux problèmes qui entravent la marche de ce secteur, le ministre et les armateurs ont convenu de la constitution d’une commission mixte comprenant des représentants des chambres de pêches, de la Confédération nationale des pêches au Maroc et du ministère de la Pêche maritime. Les armateurs ont, à cette occasion, plaidé pour une « mise à niveau globale du secteur qui ne se fera pas aux dépens des professionnels », mais qui devrait impliquer différents acteurs concernés dont l’Etat et les commerçants. Ils ont en particulier recommandé le report de la date fixée au premier octobre pour la généralisation de l’utilisation des caisses en plastique à bord des bateaux. Ces caisses, ont-ils fait observer, posent des problèmes de réfrigération et ne sont pas adaptées au transport de certains types de poissons. « Il fallait expérimenter ces caisses, qui devraient en principe remplacer celles en bois utilisées jusqu’à présent, avant de décider de leur utilisation », ont-ils estimé, déplorant le coût élevé de ces caisses au Maroc, alors qu’elles se « vendent à des prix abordables » dans des pays voisins au Nord. Ils ont appelé également à renforcer l’infrastructure portuaire réservée au déchargement des prises, revoir les normes d’hygiène dans les ports et procéder à une restructuration des halles aux poissons qui ne répondent pas aux normes d’hygiène requises. Les armateurs se sont dits disposés à contribuer à tout effort visant la mise à niveau de leur secteur.

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