Une seule destination, l’avenir

Le Tourisme est incontestablement un créneau d’avenir et le Maroc est l’une des destinations les mieux indiquées pour passer ses vacances. Ceci, les touristes le savent très bien. Plus particulièrement, ceux du vieux continent qui ont maintenu le cap en dépit d’une conjoncture internationale morose et les craintes suscitées par les attentats du 11 septembre. Plus d’une année après la crise, toute la communauté du tourisme se tourne vers le futur. Les opérateurs revoient leurs stratégies et les institutionnels mettent à leur disposition les instruments juridiques et parfois financiers pour booster leur élan. Ceci, car tout le monde est convaincu que la porte du salut donne sur le paysage touristique que ce soit en matière d’investissement, de valorisation des ressources ou encore de création d’emploi. Tous les observateurs s’accordent à reconnaître que le tourisme devient l’une des premières industries mondiales. Le monde bouge, les frontières s’ouvrent, et dans les pays industrialisés, le grand public veut à son tour satisfaire son besoin d’évasion et sa soif de la découverte. Un tel phénomène génère forcément une source d’emplois et de richesses considérables. Cette tendance ira en se renforçant. Les économistes prévoient une embellie sans précédent sur les dix années à venir.
Le potentiel touristique mondial est énorme. Il constitue un facteur d’enrichissement collectif et individuel : il permet l’aménagement du territoire, la diversification de l’activité économique, et développe les échanges entre les peuples. Cependant, le secteur touristique exige des professionnels formés aux diverses techniques touristiques et même davantage. Les formations dans le tourisme doivent forcément répondre à des besoins nouveaux et correspondent à ce secteur économique en pleine expansion. D’un côté, il s’agit d’avoir des idées nouvelles pour un public de plus en plus exigeant en ce qui concerne la qualité, de l’autre, il s’agit d’accueillir et d’accompagner le touriste au jour le jour sur les lieux de ses loisirs et de l’assister. Tout ceci demande des profils diversifiés et pointus. Les métiers du tourisme ne se limitent pas seulement à la conception et la commercialisation de produits touristiques ou encore l’accueil et l’animation. Il est question de s’adapter à la demande d’une clientèle qui fait ses réservations de billet d’avion ou encore choisit ses itinéraires via Internet.
Voulant accompagner le changement, le Maroc s’est doté, lui aussi, d’une nouvelle politique touristique. Intitulée «Vision 2010», la stratégie vise notamment l’accueil de 10 millions de touristes, la réalisation de 160.000 nouveaux lits, l’augmentation des recettes annuelles en devises de 20 à 80 milliards de dhs, une contribution au PIB de l’ordre de 2 à 3 points par an et surtout la création de 600.000 nouveaux emplois directs ou indirects. Il est question notamment de former 54.000 lauréats de niveau technicien et agents qualifiés. En fait, il n’est possible de former effectivement que 51.000 nouveaux profils. Ceci pour une raison toute simple : la nouvelle stratégie ne permet pas la création de nouveaux centres de formation. Ceux existants ne permettent, en effet, que la formation d’un nombre plus réduit par rapport à celui affiché. Il n’en reste pas moins que des études seront lancées portant notamment sur la planification de la formation, sur les besoins et la valorisation des ressources au sein du secteur privé.
Afin de relever le défi de la « Vision 2010 », secteurs privé et public se sont donné les moyens financiers nécessaires, ont établi un programme d’investissement, et ont tracé un planning. Seulement voilà, au niveau de cette stratégie, nulle mention n’est faite à propos des nouvelles évolutions et l’intégration des innovations notamment des nouvelles technologies de l’information et de la communication, alors qu’il s’agit là d’un créneau d’avenir très porteur.
Pour preuve, les analystes soulignent que d’ici quelques années, presque la moitié des ventes qui s’effectuent à travers Internet concerneront les produits touristiques. Les opérateurs s’en défendent en indiquant que leur secteur est précurseur en la matière et il va de soi que l’intégration de ces nouvelles technologies s’effectuera par la force des choses. Le Maroc est à la traîne en la matière et la course à la conquête de nouveaux marchés n’attend pas. Les emplois dans le tourisme se sont multipliés tout en se diversifiant, s’ajoutant aux métiers déjà existants. Une donne essentielle à prendre en compte.

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