Union européenne : Cinq pays plaident pour une Europe moins naïve dans le commerce

Union européenne : Cinq pays plaident pour une Europe moins naïve dans le commerce

Cinq pays européens ont plaidé, mercredi, pour une Europe «moins naïve» dans le commerce mondial, capable d’assurer «une défense plus efficace et plus stratégique» de ses intérêts, dans une tribune publiée par plusieurs journaux et transmise à l’AFP. «Nous ne pourrons développer nos avantages compétitifs qu’à une condition: qu’ensemble, nous nous donnions les moyens d’assurer une défense plus efficace et plus stratégique de nos intérêts», affirment les ministres ou secrétaires d’Etat aux Affaires européennes de la France, de l’Allemagne, de la Pologne, de l’Espagne, du Portugal et de l’Italie. «L’enjeu est majeur: il y va de la crédibilité de l’Europe sur la scène internationale, mais aussi de la longévité et du développement du modèle économique et social européen», affirment-ils dans ce texte. La France, à l’origine de cette tribune, rejette les soupçons de protectionnisme. «Il ne s’agit pas de faire avancer le protectionnisme masqué, mais de dire qu’il faut sortir de la naïveté dans les échanges», a expliqué à l’AFP Laurent Wauquiez, ministre français des Affaires européennes. Le fait que l’Allemagne, grande puissance exportatrice, ait signé est «un signal très fort», a-t-il souligné. Dans leur texte, les ministres font valoir que la réciprocité n’est pas suffisante entre l’Union européenne et ses partenaires commerciaux. «Sur l’accès aux marchés, par exemple, l’Union a ouvert plus de 80% de ses marchés publics aux pays tiers, alors que les autres grandes économies développées n’ont ouvert les leurs qu’à 20%. Et la plupart des pays émergents n’ont pris que peu ou aucun engagement en la matière avec l’Europe». «Si l’Europe ouvre ses marchés aux pays tiers, nos entreprises doivent pouvoir accéder aux marchés de ces pays dans des conditions équivalentes, que ce soit dans le secteur privé ou pour la commande publique». «Nous souhaitons donc des clauses ambitieuses sur les marchés dans les accords de libre-échange que l’Union négocie actuellement», précisent-ils. Les cinq ministres, qui veulent une «Europe qui, protège mais refuse le repli» citent aussi, comme domaines d’action possibles, la propriété intellectuelle et les aides d’Etat. Le texte est signé de Mikolaj Dowgielewicz (Pologne), Werner Hoyer (Allemagne), Diego Lopez Garrido (Espagne), Pedro Lourtie (Portugal), Paolo Romani (Italie) et Laurent Wauquiez (France).

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