Bonjour

C’est une première. Le ministère de l’Intérieur sort un communiqué – fait rare et inédit — pour commenter les travaux, les délibérations, d’une commission parlementaire, celle de l’Intérieur à la Chambre des représentants. Que dit ce texte ? Il verse dans la polémique, dans l’excès inutilement ? Il s’en prend à un parti politique et à un seul. Il rentre dans un conflit «verbeux» avec ce parti en s’écartant de toutes les prévenances, toutes les neutralités et toutes les attitudes qui siéent, ou conviennent, à un ministère de l’Intérieur qui jusqu’à présent s’en est plutôt bien sorti de joutes électorales parfois peu propres. Pourquoi ce communiqué qui tranche avec la respiration «professionnelle» qu’a voulu donner Chakib Benmoussa à ce ministère? Pourquoi ce parti pris soudain?  C’est effectivement incompréhensible. Que le ministère de l’Intérieur veuille défendre la transparence des élections, il est dans son droit d’autant plus que, dans l’ensemble, ces élections ont été propres. Qu’il veuille nous présenter comme des modèles de vertu les élections des conseils des villes et des communes, il fait fausse route, et il sort de son rôle. Les élections de ces conseils, et l’opinion publique nationale le sait, elle n’a besoin ni du PJD ni d’aucun autre parti pour le savoir, se sont déroulées dans la majorité des cas — surtout dans les grandes villes — selon des standards qui n’ont rien à voir avec les nécessités de l’intérêt général, la cohérence des alliances politiques ou l’éthique dans l’action politique. Il y a eu de l’argent sale, de la violence, de l’intimidation, etc. Un registre connu dans une démocratie émergente prise en tenaille entre l’analphabétisme et la pauvreté. C’est la vérité. Et elle ne peut pas être occultée par un communiqué aussi énervé et incongru soit-il.

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