Éditorial

Éditorial

Ce qui s’est passé la semaine dernière et jusqu’à dimanche encore dans la ville de Tanger est symptomatique d’une tendance de plus en plus répandue: la défiance vis-à-vis de la loi et du droit. A l’origine des incidents du début de semaine, il y avait un simple litige entre des héritiers au sujet d’un bien commun. Tous étaient d’accord pour vendre le bien sauf un qui a refusé de quitter. Au terme d’un procès, les héritiers ont obtenu gain de cause et l’individu a été sommé de vider les lieux. Mais au moment où les forces de l’ordre sont venues pour faire exécuter la décision, elles se sont trouvées piégées sous des attaques de jeunes, de riverains qui n’ont strictement rien à voir avec cette affaire. La suite on la connaît : des heurts, presque une émeute. Puis dimanche, à la sortie d’un match de l’équipe locale, de nouveaux incidents encore plus violents. Si vous rencontrez des magistrats, ils peuvent vous donner des exemples à la pelle d’histoires similaires d’individus ou de groupes défiant le droit, qui sont dans l’illégalité mais qui se posent en victimes dès qu’ils sont en face des forces de l’ordre. Ils profitent bien entendu d’une conjoncture tendue. Mais jusqu’à quand acceptera-t-on autant d’incivisme, de manipulation et de mauvaise foi ?

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *