Petit bonjour

Le système financier marocain, notamment privé, est appelé à accompagner davantage l’économie marocaine. Cette remarque, contenue dans le discours royal du 20 août 2008, est frappée au coin du bon sens. Dans un environnement économique international très chahuté, nous ressemblons à un petit village gaulois isolé des turbulences de la Gaule romaine. A part les évolutions erratiques des prix des matières premières que nous recevons en pleine figure, pour le reste, nous sommes épargnés. Nous sommes un pays émergent, c’est-à-dire pas suffisamment développé pour être totalement intégré dans le système financier international et pour subir directement les effets d’une crise majeure. Trop petit, donc, pour jouer dans la cour des grands. Et assez grand, tout de même, pour sentir le souffle du boulet de la crise.  Est-ce que notre pays peut encore profiter de cette position décentrée ? Comment en faire, en attendant la mise à niveau, portée notamment par les accords de libre-échange, un atout pour la croissance marocaine ? Les règles prudentielles de Bank Al-Maghrib, le tropisme des banquiers marocains pour les garanties « solides », le conformisme traditionnel du secteur, l’absence générale d’imagination en termes de produits et de services offerts aux clients font que la remarque royale sonne comme un souhait impérieux pour davantage de mobilisation et davantage d’engagement des banquiers du Maroc au service du projet de société porté par SM Mohammed VI. Si par mimétisme international, non justifié chez nous, les crédits venaient à devenir plus rares, c’est toute la machine fragile de la croissance qui sera grippée. Le Roi a, probablement, voulu mettre en garde contre ce risque.

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