Leadership : Badr El Jamri distingué pour son engagement dans l’écotourisme

Leadership : Badr El Jamri distingué pour son engagement dans l’écotourisme

La 4ème édition du Crans Montana à Dakhla a fait des heureux parmi les candidats qui se sont inscrits pour faire partie de la compétition des «New leaders for tomorrow». Du haut de ses 28 ans, Badr El Jamri en fait partie.

Parmi les 42 candidats, le jeune entrepreneur en herbe a été distingué pour ses deux projets dans l’écotourisme retenus dans la vision touristique des villes de Laâyoune et Dakhla. Sur la dizaine des jeunes primés, ce jeune financier retient l’attention à plus d’un titre : son profil et son ingéniosité quant au choix des projets présentés officiellement lors de la présentation de la stratégie régionale. Les enjeux sont énormes.

Badr est conscient du défi à relever. Natif de Casablanca, le jeune ingénieur financier connaît bien la ville de Dakhla pour y avoir vécu plusieurs années. Parti effectuer ses études en France, tout d’abord, où il décroche un diplôme à l’IAE Nice, il décide de se perfectionner dans le domaine de la finance en Angleterre à la London School of Business and Finance. Ces cinq années passées à l’étranger lui ont permis de s’ouvrir sur le monde, notamment chez les Anglais où l’enseignement s’identifie par des classes cosmopolites. De retour au bercail, Badr s’essaiera dans une agence spécialisée dans la communication financière. Une seconde expérience en tant que chargé d’études dans le cabinet de la présidence à la Chambre des conseillers au Parlement prendra près de 8 mois. Mais c’est son expérience en tant que chef de projet à l’Agence du Sud qui lui a permis de détecter les besoins pressants de la ville de Dakhla. Sa décision de faire partie des acteurs économiques de la région s’est imposée presque naturellement. Propulser la ville à travers le développement des activités de loisirs, dédiés et spécifiques, comme les sports nautiques et le tourisme, devient son objectif. «Il faut des hôtels certes, mais la baie de Dakhla doit être préservée», déclare-t-il avec une conviction affichée. Et la stratégie régionale retient cette condition sine qua non.

Le compte à rebours commença pour Badr quand le président de la région lui demanda de cogiter un projet répondant à cette contrainte. La décharge d’adrénaline a été bénéfique puisque Badr El Jamri a invité ses camarades de classe à cogiter avec lui. Grâce à un large brainstorming, deux projets ont pu voir le jour. Portées par la société Atlantic Sahara Invest, deux structures sont prévues, l’une à Dakhla, l’autre à Laâyoune. La première ville citée ci-dessus accueillera un hôtel classé 5 étoiles doté d’une capacité de 48 chambres dont des suites. Situé sur la baie, la construction du site tiendra compte de la préservation de l’environnement. L’établissement se verra renforcer par un club nautique et d’un campement éphémère. Le passage par les procédures administratives notamment liées à la viabilisation du terrain et sa titrisation a duré près de deux ans. Aujourd’hui Badr en est à la phase de construction. Le montant d’investissement estimé à 27 MDH sera financé par des partenaires canadiens (confidentialité de l’identité). Le site devra être opérationnel en 2020 et devra générer 50 emplois directs. Le challenge réside aussi dans l’optimisation de l’électricité et de l’eau. L’installation d’une station de traitement et d’épuration des eaux usées est prévue. Les efforts consentis sont importants dans le sens où d’un côté il s’agit d’optimiser l’utilisation de l’eau et d’aller la trouver, en creusant à près d’un kilomètre de profondeur !

Une autre orientation a été retenue pour la ville de Laâyoune étant donné qu’elle dispose déjà de structures touristiques. Après la consultation de plusieurs experts internationaux, le paramètre proximité des Iles Canaries a été retenu comme l’un des arguments forts. Tel que conçu, le projet sera installé sur une surface de 10 hectares à une vingtaine de minutes de la ville en voiture. Le défi à ce niveau est énorme. Le jeune leader en est conscient également. Ses yeux remplis de promesses et de motivation promettent le repeuplement de la savane qui compte aujourd’hui un seul acacia, vieux de 100 ans. «Il s’agit de recréer l’écosystème qui existait et qui va permettre la réussite du concept», s’engage-t-il. Le concept retient un village écotouristique qui comprendra une cinquantaine de structures indépendantes suspendues (à l’australienne). En plus du restaurant panoramique, un espace de chameaux dédié aux balades touristiques est prévu ainsi que d’autres sports du désert. La chasse, privilégiée dans cette région, devra aussi faire des adeptes. Elle fait partie aussi du cahier des charges relatif aux activités. Enfin un circuit touristique sera destiné à approcher les peintures rupestres dans la région de Smara. Le montant de l’investissement global est estimé à 17 MDH.

40 emplois devront être créés par ce second site touristique. Bref, Badr est décidé à rendre ces deux sites attractifs de touristes de qualité. Le développement des provinces du Sud est essentiel. Et la nomination du jeune entrepreneur –propriétaire d’un restaurant dans la ville de Dakhla- devrait lui permettre d’avoir accès pendant trois années au Sommet international Crans Montana, à travers The Fondation du Forum Universale Officially. Pour l’heure, les travaux de construction des deux projets devraient s’accélérer pour être fin prêts en 2020. Sa posture de leader devrait accompagner les équipes pour le développement du business.

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