A coups de pierre, il tue sa maÃŽtresse à Aïn Asserdoune

A coups de pierre, il tue  sa maÃŽtresse à Aïn Asserdoune

Il traîne le pas entre ces plantations d’oliviers qui puisent leur vitalité dans l’eau des cascades d’Aïn Asserdoune, à Beni Mellal. Cette randonnée lui donne une bonne bouffée d’air au point que c’est devenu un rituel qu’il ne rate pas chaque fois que son temps le lui permet. Seulement, une découverte macabre lui a gâché, en cet après-midi du mercredi 30 mai, le plaisir qu’il est venu toujours chercher en se promenant dans cette oliveraie. De quelle découverte s’agit-il ? Un corps humain de sexe féminin qui git à même le sol. Perplexe, il se plante à sa place, le sang figé par ce qu’il vient de découvrir. Quelques secondes après, il décide de s’approcher du corps pour s’assurer si la personne est encore en vie. Trop tard, c’est bel et bien d’un corps sans âme qu’il s’agit. La jeune fille est bien refroidie depuis un bon bout de temps. Aussitôt après, il alerte la police dont les éléments n’ont pas pris beaucoup de temps pour rallier le lieu de la découverte. Ils effectuent le constat d’usage. Le cadavre présente plusieurs blessures au niveau de la tête. Les limiers de la police scientifique arrivent également et entament leurs opérations. Ils prélèvent les empreintes digitales ainsi que des données génétiques. Le cadavre a été ensuite évacué vers la morgue pour y être autopsié. Les agents de la police scientifique retournent au laboratoire pour décortiquer toutes les informations recueillies sur la scène du crime. Alors que leurs collègues de la PJ restent sur le terrain pour collecter d’autres informations pouvant permettre de tirer l’affaire au clair.
Le lendemain, jeudi 31 mai, les empreintes digitales de la victime ont donné une réponse à la question relative à l’identité de la jeune femme. Il s’agit de Fatima Zahra, âgée de vingt ans, demeurant au quartier Sawmaâ, à Beni Mellal. Qui donc a pu la tuer ?
Les investigations menées par les enquêteurs de la PJ ont permis d’apprendre que Fatima Zahra entretenait une relation amoureuse avec un jeune voyou, âgé de vingt-six ans, demeurant au quartier Dar Dabbagh. Est-il l’auteur du crime ? Les indices conduisent directement vers lui, surtout que des témoins oculaires l’ont croisé alors qu’il était en sa compagnie. Ces derniers ont précisé aux enquêteurs que le couple était en train de s’enivrer sur le lieu même où le corps de la jeune fille a été découvert. Aussitôt, les policiers se lancent à sa recherche, commençant par chez lui mais il ne s’y trouvait pas. Ses parents leur confient qu’il n’a plus donné signe de vie depuis la veille. Plus d’une semaine plus tard, il y est retourné et a été surpris par les policiers qui l’attendait puisque, depuis sa disparition, une surveillance permanente a été opérée devant chez lui. Reste à savoir quel était le mobile de ce crime. Il a affirmé qu’ils s’enivraient quand elle s’est mise à l’insulter pour des futilités. Perdant tout contrôle, il lui a asséné des coups à la tête à l’aide d’une pierre avant de s’enfuir.

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