Arrestation d un étudiant faussaire à Guercif

Arrestation d un étudiant faussaire à Guercif

Nous sommes à Guercif, dans la région de Taza-Al Hoceima-Taounate. Un commerçant rentre précipitamment dans le commissariat de police. Il croise un policier et lui explique qu’il veut déposer plainte contre un client qui lui a remis un faux billet de deux cents dirhams. Le policier le conduit jusqu’au bureau de son chef qui l’invite à s’asseoir. Le commerçant met sa main dans sa poche et en retire un billet de deux cents dirhams qu’il pose sur le bureau. Le chef écarquille les yeux. A-t-il l’intention de le soudoyer ? Non. «C’est un faux billet, chef», balbutie le commerçant. Le policier saisit le billet bleu, le touche, regarde curieusement ses deux faces… Il lui demande plus d’explications sur la personne qui le lui a remis. Le commerçant ne se souvient pas des signalements, ni des traits de la personne. Il affirme juste que le client est arrivé pour acheter quelques articles d’une valeur de trente dirhams. «Je lui rends la monnaie, mais sans m’assurer de l’authenticité du billet de 200 dirhams», explique le commerçant au chef qui donne ses instructions à ses limiers de se charger de l’affaire. Le commerçant répond à toutes les questions posées par les policiers qui s’occupent désormais de l’affaire et qui commencent par diligenter une enquête. Certes, les investigations ne sont pas faciles puisque les limiers n’ont pas d’importantes informations, mais leur action va quand même donner ses fruits deux semaines plus tard.
Quelques indices semblent avoir identifié un faussaire. Ils en alertent les inspecteurs concernés, leur précisant que le jeune homme réside au quartier Ouled Hamoussa. Le matin du vendredi 23 novembre, vers 09h00, les flics de la ville de Guercif y effectuent une descente. Ils ont vite découvert qu’il s’agit d’un étudiant de l’Institut spécialisé de technologie appliquée (ISTA), âgé de vingt-six ans. Ils l’arrêtent et effectuent une perquisition dans sa chambre où ils saisissent un PC, une photocopieuse, deux scanneurs… et 93 faux billets de deux cents dirhams. Dans les locaux du commissariat, l’étudiant a avoué ses méfaits tout en livrant les identités de ses trois complices qui se chargent de l’écoulement des faux billets. Lundi dernier, le faussaire et ses trois complices ont été traduits devant la justice à Taza.

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