Canada : dix ans de réclusion pour un cyberprédateur

Le cyberprédateur Nicolas Stone, qui a incité pas moins de 55 adolescentes à s’adonner à des spectacles érotiques devant leur caméra Web en plus d’agresser sexuellement certaines d’entre elles, a été condamné à dix ans de détention, récemment, au palais de justice de Longueuil. De cette peine, on doit toutefois déduire le temps que l’accusé a passé en détention préventive, soit l’équivalent de quatre ans et demi. C’est donc dire qu’il lui reste en fait cinq ans et demi à purger derrière les barreaux. Qui plus est, il pourrait obtenir une libération conditionnelle au tiers de sa peine, dans environ deux ans. Son nom sera également inscrit au registre des délinquants sexuels pour une période de dix ans. L’accusé devra aussi fournir un échantillon d’ADN. L’accusé, de petite taille et à la silhouette chétive, n’a pas bronché lorsque la juge Ellen Paré, de la Cour du Québec, a prononcé la sentence. Le Montréalais âgé de 35 ans, père de trois jeunes enfants, a reconnu sa culpabilité en décembre 2009 à 71 chefs d’accusation, dont 53 de leurre. Il s’est aussi avoué coupable d’agression sexuelle, de production de pornographie juvénile, de contacts sexuels, d’incitation à des contacts sexuels avec des enfants de moins de 14 ans de même que d’obtention de services sexuels d’un mineur contre rétribution. Les faits se sont produits entre janvier 2006 et mai 2008. L’accusé clavardait avec ses victimes, toutes âgées de 12 à 17 ans. Au cours de ces discussions, il leur demandait d’exhiber leurs parties génitales devant leur webcam ou de lui envoyer des photos osées. Stone leur proposait également d’avoir des rapports sexuels avec lui contre de l’argent, ce que certaines ont accepté. L’accusé, qui se présentait sous un pseudonyme et cachait son âge, donnait rendez-vous à ces adolescentes dans sa fourgonnette ou dans une chambre de motel. Il enregistrait alors sur vidéo les relations sexuelles qu’il avait avec elles. Ce n’est que lorsqu’une de ses victimes, âgée de 13 ans, a dénoncé son agresseur qu’il a pu être arrêté. Lors des représentations sur la peine, la Couronne avait réclamé 15 ans d’incarcération pour Stone, tandis que la défense suggérait de quatre à six ans de détention.

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