Casablanca : 8 ans de réclusion criminelle pour avoir violé une mineure

Casablanca : 8 ans de réclusion criminelle pour avoir violé une mineure

Dès qu’elle s’est tenue devant son agresseur, elle a fondu en larmes. Comme si elle se souvenait de toute la scène du calvaire qu’elle avait enduré.

Le président de la Cour auprès de la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca tenta de la calmer. Mais en vain. Il fallait l’intervention de sa mère qui la poussa calmement en dehors de la salle d’audience pour s’apaiser. Il y a quelques mois, cette fille de douze ans a été kidnappée, séquestrée et violée, par cet agresseur se tenant au box des accusés.

Ce dernier, âgé de vingt-deux ans, rejette l’accusation bien que la fille se soit souvenue de lui. Il a affirmé à la Cour qu’il n’a jamais touché la victime. Seulement, dans le procès-verbal où la police judiciaire a consigné ses déclarations, on précise que la mineure venait de quitter le collège où elle poursuivait ses études quand ce jeune homme, sans profession, repris de justice, lui coupa le chemin. Lorsqu’elle a manifesté une résistance et tenté de prendre la fuite, il l’a retenue par le bras et la gifla voilemment pour qu’elle devienne comme paralysée par la peur. Brandissant un couteau, il l’obligea à l’accompagner vers un terrain vague situé au quartier Sidi Othman. Il l’a dévêtue pour abuser sauvagement de son petit corps.

Il l’a même dépucelée avant de prendre la poudre d’escampette.
Devant la Cour, il veut faire croire que toute l’histoire a été inventée par la fille et sa mère, sans expliquer la raison pour laquelle elle l’aurait choisi, lui, en particulier pour l’accuser de viol. Quant à la victime, elle a raconté toute l’histoire à la Cour sans pouvoir retenir ses larmes ni regarder en direction de son violeur. Elle a affirmé à la Cour qu’elle ne l’a jamais vu avant ce jour sinistre de sa vie. Après avoir donné la parole au substitut du procureur général et à l’avocat de la défense, la Cour a rendu son verdict : Jugeant le mis en cause coupable de kidnapping et attentat à la pudeur sur une mineure de moins de quinze ans, la Cour l’a condamné à huit ans de réclusion criminelle.

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