Des trafiquants interceptés avec 225 kilos de cannabis

Près de 225 kilos de résine de cannabis, 9,5 kilos d’héroïne, 115 000 en argent liquide et plusieurs véhicules haut de gamme… Les enquêteurs de la direction interrégionale de la police judiciaire de Lille viennent de mettre à mal les activités d’un vaste réseau de trafiquants de drogue implanté entre la France et la Belgique. Huit membres de ce réseau, très structuré, ont été interpellés le 13 août à Mons-en-Baroeul mais aussi à Ypres, Courtrai et Tournai en Belgique. «Il s’agit d’un réseau organisé autour de trois frères français dont deux ont été arrêtés», confie une source proche de l’affaire. Le troisième est en fuite. Ce sont des personnes très bien renseignées sur les techniques d’enquête policières. Les investigations démarrées au mois d’août 2010 ont été assez difficiles à finaliser».
Les trafiquants, au volant de véhicules de très grosses cylindrées, sont soupçonnés d’avoir effectué plusieurs voyages entre la France, le Maroc et les Pays-Bas pour s’approvisionner en produits stupéfiants. «Les 225 kilos de résine de cannabis saisis au cours de l’opération menée le 13 août proviennent d’un go-fast depuis le Maroc, ajoute la même source. Une Mercedes C 32 AMG d’une valeur de 90 000 euros, des Audi RS 4 et RS 6 ainsi qu’une moto Kawasaki de 1300 cm3 et des presses à compacter l’héroïne ont également été récupérées. Près d’une centaine de policiers, en collaboration avec la police judiciaire fédérale belge ont été mobilisés pour cette opération». Particulièrement bien renseignés, les commanditaires de ce réseau changeaient régulièrement de domicile. «Ils se sont installés en Belgique à plusieurs reprises pour mieux échapper à la police», relate un proche de l’affaire. «Ces trafiquants revendaient du haschisch, de l’héroïne ou de l’ecstasy dans le Nord de la France, mais aussi à Caen (Calvados), Strasbourg (Bas-Rhin), Metz (Moselle), Lyon (Rhône) et Bordeaux (Gironde). Ils étaient considérés comme très fiables par leurs clients». Trois des quatre trafiquants présumés, interpellés en Belgique, font l’objet d’un mandat d’arrêt européen. Trois autres ont été présentés à un juge d’instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lille avant d’être placés en détention provisoire.

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