Deux ans de prison ferme pour un escroc

Deux ans de prison ferme pour un escroc

Accusé d’escroquerie, Mohamed s’est contenté de tout nier pour se disculper devant le seul magistrat de la Chambre correctionnelle près le Tribunal de première instance à Casablanca. Il a affirmé n’avoir jamais filouté qui que ce soit. «Il s’agissait de transactions commerciales», prétendait-il à chaque fois que le magistrat lui demande ce qui avait poussé des personnes à déposer des plaintes contre lui. L’une de ses victimes a expliqué au juge qu’il l’avait rencontrée dans un Bar au centre-ville. Au fil des tournées, ils ont engagé une conversation concernant la délivrance des agréments de petit taxi. Mohamed a prétendu avoir la possibilité de l’aider. Il lui a expliqué que rien n’est gratis et qu’il faut lui verser la somme de cinquante mille dirhams. La victime lui a remis une avance de trente mille dirhams et depuis, il n’a plus donné signe de vie. «Non, M. le président…Il ne m’a rien remis», a rétorqué Mohamed. La victime n’a aucun justificatif, même pas une reconnaissance de dette. Et tout cet argent est parti en fumée.  
Une deuxième victime, un quadragénaire, commerçant de son état. Celui-ci a expliqué au tribunal que le mis en cause qui était tiré à quatre épingles est arrivé à lui soutirer la somme de cent mille dirhams. Il a précisé au tribunal que le suspect est arrivé chez lui se présentant comme un représentant d’une société qui vend une certaine marchandise en gros. Le faux représentant lui a affirmé que la société va lui accorder une réduction de 50%. Une occasion alléchante que le commerçant n’a pas voulu rater. Et là, il est tombé dans les filets de Mohamed qui a réussi à l’arnaquer avant de disparaître.
«Il ne m’a rien donné, M. le président», a répondu Mohamed tout en précisant au tribunal qu’il est difficile de croire qu’un commerçant peut verser son argent avant de recevoir la marchandise.
Plusieurs autres victimes ont succédé à la barre pour raconter leur histoire avec Mohamed qui leur a subtilisé des dizaines de milliers de dirhams. Il a nié avoir promis à ces victimes de les recruter dans des établissements publics contre des sommes d’argent.
Verdict : Deux ans de prison ferme.

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