Deux malfrats tuent un peintre en bâtiment et disparaissent durant deux mois

C’était en novembre 2009, quand un jeune homme a été retrouvé dans un terrain vague non loin d’un terrain de football situé au quartier Sidi Othmane, à Casablanca gisant dans une mare de sang. Il portait deux graves blessures au niveau de son cœur et de son menton. Il était encore en vie. Mais, il semblait que ses blessures étaient très graves. Qui est-il ? Les investigations policières ont abouti à déterminer qu’il s’agit d’Abdellatif, âgé de vingt-huit ans, célibataire, peintre en bâtiment. En compagnie de quelques jeunes hommes issus de sa ville natale, Azilal, il occupait un domicile situé au boulevard Al Joulane. Qui l’a tué ? Pourquoi ? Il n’y avait pas de réponse. Les investigations policières n’ont pas abouti à un résultat positif. Les enquêteurs ont interrogé des dizaines de personnes aux quartiers Al Joulane, Friha, Sidi Othmane… En vain. Mais, ils n’ont pas baissé les bras. Tous les indicateurs et informateurs de la police ont été mobilisés pour arriver à tirer cette affaire au clair. En fait, les investigations ont surtout ciblé les SDF qui fréquentent la scène du crime, un terrain vague non loin du terrain de football de Sidi Othmane. Effectivement, quelques SDF ont remarqué, la nuit de crime, deux jeunes hommes qui se bagarraient avec un jeune homme. L’un d’eux brandissait un couteau. Qui sont-ils? Les témoins ont divulgué leurs signalements, les marques et les couleurs des vêtements qu’ils portaient. Un clochard leur a également dévoilé le quartier où demeure l’un d’eux, à Derb Friha. Les enquêteurs y sont arrivés pour chercher le mis en cause, Rachid, dix-huit ans. Il n’était pas chez lui. Les recherches se sont intensifiées pour l’arrêter. Mais en vain. Il n’a pas donné signe de vie. Il fallait attendre deux mois plus tard pour qu’il soit arrêté.
C’était le soir du mardi 27 janvier, qu’il a été interpellé, quand il s’apprêtait à rentrer chez lui à Derb Friha. Conduit au commissariat de police, il a tout avoué. Rachid, sans profession, a affirmé aux enquêteurs qu’il est un soûlard et un drogué qui agressait les gens en les menaçant avec un couteau. Il a avoué qu’il n’agissait pas seul, mais avec la complicité de son voisin, A. A. Celui-ci a été arrêté lui aussi. Au chômage, il a décidé de rejoindre une bande de malfaiteurs dont Rachid était membre. Cette bande qui se compose de quatre malfrats agressait les gens et cambriolait les domiciles. La nuit du crime qui a coûté la vie à Abdellatif, les deux malfrats étaient au boulevard Al Joulane. Ils guettaient une proie pour lui délester son argent afin de s’approvisionner en leurs doses quotidiennes en drogue. Tout d’un coup, ils ont remarqué un jeune homme qui se dirigeait chez lui. Ils se sont échangés les regards avant de suivre ses pas. Lorsqu’ils sont arrivés dans un lieu plus ou moins obscur, loin des regards des curieux, l’un d’eux a brandi un couteau tout en ordonnant à Abdellatif de s’arrêter. En se tournant vers eux, Abdellatif a donné un coup de poing à Rachid. Celui-ci est tombé par terre. Quand il s’est relevé, il a asséné un coup de poing au visage d’Abdellatif. Et son ami a usé de son arme blanche en lui donnant deux coups : le premier au niveau du menton et le second au niveau de la poitrine, juste à côté du cœur. Ils ont mis la main sur son téléphone portable et son argent et ils sont partis. Le lendemain soir, ils ont agressé deux autres personnes et ont disparu hors de la capitale économique.
Les deux mis en cause ont été traduits, jeudi dernier, devant la Cour d’appel de Casablanca poursuivis pour constitution d’une association de malfaiteurs, coups et blessures ayant entraîné la mort et vol qualifié.

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