Elle tue son employeuse et l’enterre dans son publiphone

Elle tue son employeuse et l’enterre dans son publiphone

Elle arrive enfin, cette nuit du jeudi au vendredi, 4 au 5 juillet, à plonger dans un profond sommeil bien qu’elle soit dans un commissariat de police et non à la maison.

C’est du moins ce que cette jeune fille de trente-quatre ans, célibataire, vient de confier, quand elle s’est réveillée, aux éléments du 5ème arrondissement de police du district de Salé. Elle ressent un soulagement après avoir libéré son cœur d’un fardeau  qui a blanchi ses nuits. Ce fardeau n’est autre que son acte meurtrier qu’elle a perpétré, le vendredi 10 juin, coïncidant avec le quatrième jour du mois de Ramadan, contre son employeuse tout en l’enterrant dans le publiphone situé au quartier Al Andalous, non loin du rond-point donnant sur les deux boulevards, Ibn El Haytem et Abdelkrim El Khattabi. Depuis, elle n’arrive plus à dormir. L’image de son employeuse lui hante l’esprit de jour comme de nuit. Et elle finit par se présenter de son plein gré, le soir de ce jeudi 4 juillet, devant les limiers de Salé. Elle ne mâche pas ses mots pour leur raconter toute l’histoire.

Originaire d’Ouezzane, elle s’est destinée, depuis des années, à Salé afin de gagner dignement sa vie et subvenir aux besoins de sa famille. Par un pur hasard, elle a rencontré sa future employeuse, une propriétaire d’un publiphone, âgée de soixante-quatre ans, divorcée, qui occupe seule un appartement à Salé. Le courant est passé entre les deux femmes. Ainsi, la jeune fille a fini par s’occuper du publiphone. La propriétaire semble, pourtant, avoir un sale caractère. Quand bien même, la jeune fille supportait tous les maux pour vivre honnêtement. Depuis quelques mois, la propriétaire du publiphone a commencé à s’abstenir de rémunérer la jeune fille qui ne supportait déjà plus ses comportements agressifs. A chaque fois qu’elle lui en demandait, l’employeuse refusait en arguant qu’elle n’a pas, à son tour, d’argent.

Le jour «J» est arrivé. Le soir du vendredi 10 juin, en plein mois de Ramadan. La confrontation entre les deux femmes a commencé par une réclamation, par la jeune, de son salaire de plusieurs mois pour céder la place à un malentendu suivi d’échange d’invectives. Hors d’elle, la jeune employée a saisi un couteau et a asséné plusieurs coups à son employeuse qui a rendu aussitôt l’âme. Calmement, la jeune fille a fermé le publiphone avant d’y commencer les travaux de creusement pour enterrer le cadavre de la défunte. Après quoi, elle a fermé le publiphone et est partie. En écoutant l’histoire de la jeune fille, les flics se mobilisent sous les instructions du parquet général tout en alertant en même temps les éléments des sapeurs-pompiers qui doivent les rejoindre. Ceux-ci procèdent à l’ouverture de la porte du publiphone et au creusement de la fausse tombe pour retrouver le cadavre d’un être humain en pleine décomposition. Ce qui est plus étrange dans l’histoire de cette fille qui devait être, hier devant la justice, est que personne, même ses enfants, n’a porté plainte concernant sa disparition auprès de la justice !

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