France : douze ans de prison pour deux viols

Outre sa condamnation à douze ans de réclusion criminelle, ce quadragénaire encourt trois ans d’emprisonnement supplémentaire s’il ne respecte pas son suivi socio- judiciaire. L’avocat général avait requis douze ans de réclusion criminelle. Lors de ses auditions, l’homme reconnaissait le viol de la jeune femme mais niait celui de la fillette. L’avocat de celle-ci, Me Franck Natali, a indiqué que durant le procès, qui s’est déroulé à huis clos, l’accusé a reconnu les deux viols, ce qui «était important» pour l’adolescente. L’homme comparaissait pour avoir violé, le 13 janvier 2003, une femme de 20 ans à Arpajon (Essonne), après l’avoir fait monter de force dans sa voiture, et l’avoir conduite sur le parking d’un cinéma, sombre et désert. Une information judiciaire avait été ouverte le 26 février 2003 mais les traces relevées n’avaient pas permis de retrouver l’auteur du viol. Une ordonnance de non-lieu avait été délivrée le 20 décembre 2005. L’information avait été réouverte le 21 mai 2008 après l’enregistrement d’un profil ADN identique. En août 2003, l’homme, père de famille, avait violé une jeune voisine de 11 ans. Il lui avait proposé de se mettre de la crème solaire, et avait profité d’être seul avec elle pour la violer. Il l’avait ensuite menacée de s’en prendre à son frère si elle racontait ce qui venait de se passer. L’adolescente avait parlé des faits pour la première fois en juin 2007, à une amie de collège puis à des adultes de l’établissement. La principale avait alors alerté le procureur. Trois autres jeunes filles, de 11, 12 et 25 ans, avaient indiqué avoir subi des attouchements de la part de l’accusé mais n’avaient pas souhaité déposer plainte. L’interpellation de l’accusé avait eu lieu le 17 novembre 2008.

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