France : un retraité trouvé mort avec des traces de sévices

Le corps de Pierre-Edouard Gauthier a été découvert dimanche en début d’après-midi par les pompiers, dans l’appartement que l’ancien professeur de mathématiques louait, place Valladier à Metz. Alertés par des proches, inquiets de ne pas avoir de nouvelles hier, les secours ont utilisé la grande échelle pour pénétrer par le balcon dans un logement sens dessus dessous. Dans le salon, du sang tache le sol. Pierre-Edouard Gauthier gît là, les mains attachées dans le dos. «Son corps porte des traces de sévices sexuels. C’est moche», glisse une source judiciaire. La chronologie des dernières heures de la victime indique qu’elle a succombé dans la nuit de samedi à dimanche. L’ancien professeur agrégé, qui a enseigné aux lycées Fabert et Georges-de-la-Tour de Metz, a été aperçu par des voisins de palier samedi, vers 18 h. Le retraité de 73 ans aurait donné un cours de soutien à son domicile. Pierre-Edouard Gauthier a été vu encore une fois en jogging, le même soir. «Il aimait beaucoup la course à pied», raconte un ami. Et puis plus rien, jusqu’à la macabre découverte. La scène du crime a été passée au crible plusieurs heures par les spécialistes de l’identité judiciaire et par les enquêteurs de l’antenne messine de la police judiciaire, saisie par le parquet de Metz. La police n’a pas de pistes concrètes à exploiter pour le moment, en attendant le retour des expertises. Il existe seulement un certain nombre de suppositions. Parmi elles, la thèse du crime crapuleux ou homophobe. Les enquêteurs ont commencé, dimanche, les auditions de proches, dans les locaux de la police judiciaire. La nouvelle de la disparition de cet ami de longue date de Bertrand Delanoë, le maire de Paris, s’est répandue comme une traînée de poudre. Quand ils en parlent, ces proches se souviennent de «sa gentillesse, sa tranquillité, sa disponibilité». A écouter les uns et les autres, Pierre-Edouard Gauthier n’avait que des amis dans son quartier du Pontiffroy, où il vivait depuis de nombreuses années. Rien n’indiquait dans le comportement du défunt, ces derniers jours, qu’il était inquiet ou qu’il se sentait menacé.

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