France : un SDF tue la femme qui l’hébergeait

Il a fallu près de sept heures vendredi soir aux jurés et magistrats de la Cour d’assises de l’Oise pour statuer sur le sort de Yoan Gorju. Ce SDF de vingt-trois ans était jugé depuis lundi pour le meurtre de Stéphanie Frérard, un crime abominable commis le 19 avril 2007 à Compiègne. Le verdict est tombé peu après 2 heures du matin dans la nuit de vendredi à samedi. Un verdict identique à ce qu’avait réclamé l’avocat général quelques heures auparavant. Lors de la dernière journée de son procès, Yoan Gorju avait tenté de donner une explication à son geste. Il a expliqué s’être transformé en meurtrier par vengeance. Pas envers sa victime, qui l’avait recueilli et avec qui il a entretenu une courte relation amoureuse, mais envers sa mère, qui l’a placé très jeune dans des foyers. En plus de la barbarie du meurtre de Stéphanie Frérard qui s’est acharné sur sa victime à coups de casserole et de ciseaux avant de l’étouffer avec un sac poubelle et un coussin, il a ensuite abandonné le fils de celle-ci, âgé de 4 ans, en pleine nuit dans les rues de Compiègne. Yoan Gorju avait été retrouvé quelques jours plus tard avec la voiture de sa victime non loin de Clermont-Ferrand. Quatre autres accusés, (deux couples) comparaissaient libres pour recel d’effets volés au domicile de la victime et non-dénonciation de crime. Ils ont été condamnés à des peines allant de six mois avec sursis à six mois ferme. C’est chez eux que Yoan Gorju était venu se réfugier après le meurtre de Stéphanie Frérard. Une femme décrite par toute sa famille comme «gentille, courageuse et généreuse». «C’était un bon samaritain», a conclu vendredi, Me Nadine Duval, l’avocate des parties civiles. «Elle a recueilli un chien perdu, un jeune SDF, elle ne savait pas qu’il allait se transformer en loup».

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