Il abuse sexuellement de l’amie de sa fille

Il abuse sexuellement de l’amie de sa fille

Dès le début de son interrogatoire, il se disculpe d’avoir abusé sexuellement de cette fille de cinq ans qui n’arrive plus à tenir ses larmes. Sa mère et le président de la Cour tentent de la calmer, mais en vain. Sa mère s’est vu obligée de la faire sortir de la salle d’audience.

Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Au début de l’après-midi de ce deuxième jeudi du mois courant, la salle d’audience est archicomble. La victime qui tenait la main de sa mère vient d’y retourner plus ou moins calme. Elle semble qu’elle évite les regards de son violeur, Abderrahim. Celui-ci, âgé de trente-quatre ans, père de trois enfants, essaie de convaincre la Cour qu’il s’agit juste d’un coup monté par son bailleur qui cherche à tout prix à le mettre à la rue pour récupérer son appartement.

«Il ment, M. le président… Depuis tous ces quatre ans de voisinage, je ne lui ai jamais demandé de quitter l’appartement que je lui loue», rétorque le père de la victime quand le président de la Cour lui demande des explications. Selon le dossier de l’affaire, depuis trois mois, la fille n’a plus prononcé le moindre mot. Renfermée sur elle, elle n’adressait la parole à personne. Mais devant l’insistance de sa mère, elle a tout déballé. Elle lui a raconté qu’elle est allée chercher sa voisine et amie pour jouer ensemble. C’était le père de celle-ci, Abderrahim, qui lui a ouvert la porte tout en l’accueillant chaleureusement. La fille est entrée pensant que son amie était dans la maison. Mais en fait il n’y avait que le père qui l’a conduite à l’intérieur d’une chambre, l’a déshabillée et, sans vergogne, a abusé d’elle tout en lui demandant de garder le secret.

«Il ne portait pas de couteau… Il m’a promis de me donner à chaque fois une somme d’argent», affirme la victime qui ajoute avoir reçu dix dirhams. Mais c’était la première et la dernière fois. Le médecin légiste a conclu dans son rapport que la fille a fait l’objet d’un abus sexuel. Et pourtant, le mis en cause a continué à nier les charges retenues contre lui, à savoir détournement et attentat à la pudeur sur une mineure.
Verdict : 6 ans de réclusion criminelle.

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