Il engrosse sa belle-soeur

Il engrosse sa belle-soeur

Quand la mère a remarqué sa jeune fille enceinte, elle a perdu la tête. Sa jeune fille, Fatima, est encore célibataire. Que devait-elle faire ? Que devait-elle dire à son époux ? Pouvait-elle fixer des yeux ses voisins au quartier Al Mellah, à Tétouan ? Elle a tenté, au départ, de garder le secret. Mais le ventre de sa fille qui se gonfle au fil des semaines l’a dévoilé. Le père, qui n’a pas cru ses yeux, a violenté sa jeune fille au point qu’elle a perdu connaissance. Avec qui couchait-elle ? En reprenant connaissance, elle a craché le morceau.
Un morceau qui ressemble à une bombe. «Je couchais avec mon frère», a-t-elle répondu. Une catastrophe qui a frappé la famille.  Personne n’a cru ses oreilles. Mais la jeune fille a confirmé sa réponse en baissant la tête. Les yeux hagards, le frère, mis en cause, ne savait quoi dire, ni quoi faire. Il est resté bouche-bée durant quelques secondes avant de se révolter et clamer haut et fort son innocence. «C’est lui qui m’a fait ça, qui couchait avec moi durant la nuit», a-t-elle précisé devant ses parents.
Son père n’a pas pu supporter cette mascarade qui se produisait chez lui. Il n’a pas pu croire que ses deux enfants partageaient le même lit comme mari et femme. Une image qui a dépassé son imagination. Que devait-il faire ? Avorter sa fille et garder le secret ? La laisser chez lui en attendant son accouchement ? Qu’est-ce qu’il sera pour lui le nouveau-né ? Son petit-fils ou son fils de ses deux enfants ? Étrange ! C’est une réalité qui le dépasse. Il s’est adressé une fois encore à sa fille pour savoir la vérité. Sa réponse était ferme : «Je couchais avec mon frère». Et le frère ? Il niait l’accusation.
Enfin, le père a pris la décision finale : mettre l’affaire entre les mains de la justice. Aussitôt, il a déposé  plainte devant le procureur du Roi près la Cour d’appel de Tétouan. Des instructions ont été données à la police pour diligenter une enquête minutieuse. S’agit-il vraiment d’une affaire d’inceste ? «Oui» pour la sœur et «Non» pour le frère. La police les a gardés en détention préventive avant de les traduire devant la justice. C’est à ce moment que la jeune fille s’est convaincue que les choses sérieuses ont commencé. Et enfin, elle a commencé à innocenter son frère.
Le procureur du Roi ne l’a pas crue et l’a traduite devant les magistrats de la Chambre criminelle. La jeune fille a tenté vainement d’innocenter son frère. Mais en vain. La cour n’a pas cru ses paroles, surtout qu’elle a donné plus de détails sur sa relation avec son frère devant la police. Pourquoi a-t-elle changé de déclaration? Et avec qui couchait-elle ? Elle ne voulait pas le dévoiler. Après l’examen de leur affaire, la cour les a jugés coupables et les a condamnés à un an de prison ferme. À la prison, la jeune fille a mis un nouveau-né au monde. «Mon frère n’est pas son papa», criait-elle à pleine voix. Et pourtant, ils ont passé les douze mois en prison. Récemment, ils ont été relâchés. La main dans la main, la sœur et le frère se sont rendus aussitôt devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Tétouan, avec une plainte à la main.
«C’est mon beau-frère qui couchait avec moi», a-t-elle affirmé enfin devant lui.
C’était difficile de croire à ses paroles surtout qu’elle avait déjà accusé son frère. Convoqué et soumis aux interrogatoires, le beau-frère a nié avoir couché avec sa jeune belle-sœur. Au contraire, elle confirmait ses accusations envers lui. Elle a même précisé que : «C’est lui qui m’a sollicitée d’accuser mon frère», a-t-elle précisé. Il a prétendu que la loi ne juge pas un frère qui a abusé de sa sœur. «C’est honteux pour la justice… Elle tente toujours d’étouffer ce genre d’affaires en ne jugeant pas le frère», lui a-t-il expliqué pour l’induire en erreur.
A-t-elle raison ou tort ? Comment la justice doit-elle savoir ? Mais, le nouveau-né est déjà entre les mains de la jeune fille. Lui seul peut dévoiler son propre père. Comment ? Avec un test ADN, la réalité sera blanche comme neige. Pas moins de quelques jours, le test d’ADN a eu la réponse décisive : le père du nouveau-né n’est autre que le beau-frère.

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