Il tue son patron par vengeance

Nous sommes à Casablanca. Plus précisément au quartier Al Oulfa. Dans une petite entreprise, les employés venaient de rentrer, ce matin du vendredi 25 juillet. Tout semblait être normal. Mais la réalité était tout autre. Au bureau du directeur, Abdelkebir, âgé de soixante-six ans, rien n’était normal. Pourquoi ? Quand la secrétaire du directeur a ouvert la porte de bureau pour y rentrer, elle a lancé un cri strident avant de sortir. Tous ses collègues l’ont rejointe rapidement. Ils ne savaient pas ce qui lui était arrivée. Elle n’avait plus la force pour leur dire le moindre mot. Tout d’un coup, elle a perdu connaissance. Personne n’a pensé rentrer au bureau pour savoir ce qui l’a poussé à perdre connaissance. D’abord, ils ne savaient pas si elle y était rentrée ou non. Ils l’ont aidée à reprendre connaissance. «Il a été tué… Il a été tué…», balbutiait-elle. Qui a tué qui ? Elle s’est contentée de leur indiquer, par son doigt, la porte du bureau comme si elle les sollicitait à y rentrer. Effectivement, l’un des employés a pris l’initiative pour y entrer. Rapidement, il est sorti pour lancer la mauvaise nouvelle à ses collègues. «Notre patron a été tué…», a-t-il  lancé sans hésitation. Qui l’a tué ? Pourquoi? C’est la police qui doit chercher la réponse à ces deux questions.
Les éléments de la police judiciaire de Hay Hassani-Aïn Chok ont été alertés. Aussitôt, ils se sont dépêchés sur les lieux. La majorité des employés, surtout les femmes sanglotaient. Les enquêteurs sont entrés au bureau. Ils ont alors découvert le cadavre du directeur, qui était en même temps propriétaire de l’entreprise. Ce dernier gisant, dans une mare de sang, présentait quelques blessures au niveau de la tête et au niveau de différentes parties du corps. En même temps, les éléments de la brigade de la scène de crime ont entamé leur travail sur le lieu du crime. Ils ont prélevé les empreintes digitales sur le bureau et quelques autres objets. Les enquêteurs ont mis la main sur une casquette et sur la photocopie d’une carte d’identité nationale appartenant à un certain Abdellah Aït Bouâzza, âgé de vingt-neuf ans, célibataire, employé de son état. Qui était-il ? Les employés de l’entreprise ont affirmé aux enquêteurs qu’il était leur collègue. Où était-il ? Selon les employés de l’entreprise, Abdellah s’absentait souvent parce qu’il passait ses nuits à se soûler jusqu’à l’aube. Ils ont également révélé  aux enquêteurs que le patron le chassait de temps en temps en raison de ses comportements agressifs. Etait-il le meurtrier du patron ? Peut-être. Mais où se cachait-il ? Les enquêteurs se sont lancés à sa recherche. Mais en vain. Il n’était ni chez lui, ni chez ses parents. Les enquêteurs ont appris qu’il se trouvait à Azilal, son lieu de naissance. En s’y déplaçant, ils ont été avisés qu’il était parti à Beni Mellal. C’est là où il a été arrêté et a été conduit  mardi 29, juillet vers les locaux de l’entreprise pour la reconstitution de crime. Pourquoi l’avait-il tué ? Pour se venger de lui. Abdellah ne supportait plus d’être chassé de temps en temps par son patron et il a alors décidé de se venger.

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