Il viole sa voisine du quartier

Casablanca. Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel. À la barre se tient un jeune homme, la trentaine, qui n’osait pas tourner sa tête en direction de sa mère qui était assise sur l’un des sièges consacrés à l’assistance. Elle le fixait par ses regards avec les larmes aux yeux. Une fille qui se tenait à côté d’elle tentait de la calmer. Il semble qu’il s’agit de sa fille. «Mourad, tu es né en 1977 à Rabat… Célibataire et sans profession, tu demeures à (…) Hay Mohammadi, à Casablanca», rappelle le président de la Cour qui était en train de lire le procès-verbal ouvert devant ses yeux. Quand Mourad a quitté l’école alors qu’il n’était qu’en cinquième année d’enseignement fondamental, il a décidé de se débrouiller pour gagner sa vie. Il a rejoint son père, marchand ambulant, à la kissariat de Hay Mohammadi. Malheureusement, c’est là qu’il a entretenu plusieurs relations avec de jeunes délinquants qui se droguaient et se soûlaient. Au fil des mois, Mourad a délaissé son père au souk pour passer tout son temps avec ses amis, à s’enivrer et à se droguer.
La vie facile à la rue l’a passionné au point qu’il ne retournait chez lui que deux ou trois jours par semaine. Ses parents ne lui demandaient plus d’explication. Cela dit, ils ont été surpris, il y a quatre ans, quand ils ont été contactés par la police. Leur fils, Mourad, a été arrêté pour complicité de vol qualifié. Il a été condamné à un an de prison ferme. Gracié, il n’a purgé que huit mois. Relâché, il a rejoint, une fois encore, le monde de la délinquance. Cette fois-ci, avec plus de professionnalisme. Mourad agressait, maltraitait et menaçait ses victimes avec des armes blanches. Il n’avait aucune pitié. «Tu es accusé de viol doublé de vol simple, coups et blessures», lui a rappelé le président de la Cour. Mourad a tout nié. Au contraire, selon le procès-verbal, il a reconnu devant les enquêteurs de la police judiciaire qu’il était sous l’effet de la drogue quand il a rencontré sa voisine, Touria, qui passait de l’autre côté de la rue. Il était 20 h passées. Il s’est approché d’elle, lui a mis un couteau sous son aisselle gauche et lui a ordonné de ne prononcer aucun mot et de ne pas demander du secours. Pas moins d’une centaine de mètres, il s’est arrêté et l’a obligée à lui céder. Mourad a abusé d’elle à deux reprises avant de la relâcher. Dans un état lamentable, elle a recouru à la police. «Non, M. le président, je ne l’ai jamais violée», s’est disculpé Mourad dès le début de son interrogatoire. Une disculpation qui n’a pas convaincu la Cour. Cette dernière l’a condamné, après les délibérations, à quatre ans de prison ferme.

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