Ils se font passer pour des convoyeurs de fonds

Ils se font passer pour des convoyeurs de fonds

Deux hommes entrent dans une grande surface, située rue Zineb Isaak, quartier La Villette, à Casablanca. Tous deux portent l’uniforme d’une société privée de convoi de fonds et de gardiennage. Vraisemblablement, ce sont des agents de sécurité. La jeune fille qui se tient derrière l’une des caisses répond au sourire que lui adresse l’un d’entre eux. Ils se dirigent alors vers elle et lui demandent de leur indiquer le bureau du responsable des caisses. Elle s’exécute et les deux jeunes hommes se dirigent alors vers ledit bureau.

Après avoir salué le responsable en question, le duo se présente comme deux agents de sécurité chargés de convoyer la recette journalière vers la banque. «D’habitude, ce n’est pas l’heure de leur arrivée!», pense le responsable des caisses sans pour autant leur demander d’explication. Appliquant la procédure, il leur demande alors de lui présenter le cachet de la société chargée du convoi de fonds. Surpris, les deux jeunes hommes semblent décontenancés. L’un d’eux, le plus jeune, lui explique qu’il a oublié de le prendre avec lui. Ce à quoi le responsable lui rétorque qu’il ne peut prendre l’initiative de leur remettre les fonds sans avoir le cachet.

Acculé, le duo décide de changer de méthode et tombe le masque. L’un d’eux brandit un couteau, qu’il dissimulait jusqu’alors sous ses vêtements, et menace le responsable chargé des caisses.  Celui-ci se met à hurler, dans l’espoir d’ameuter les employés dans son bureau. En voyant que la situation leur échappe, les deux jeunes malfrats préfèrent prendre la poudre d’escampette, quitte à repartir sans butin.

Alertés, les éléments de la police judiciaire du district de Hay Mohammedi-Aïn Sebaâ se dépêchent sur les lieux. Ils apprennent d’après les témoignages que l’un des deux hommes s’est blessé en heurtant violemment la porte vitrine de la grande surface. Un élément qui leur permet d’axer leurs investigations sur l’ensemble des services des Urgences de Casablanca. Ils ne tarderont pas à épingler le jeune homme à l’hôpital Bouafi, le soir du même jour. Soumis aux interrogatoires, il révèle alors l’identité de son complice qui n’est autre que son cousin. Ce dernier, qui a tout orchestré, avait déjà travaillé dans plusieurs grandes surfaces appartenant à la même enseigne.

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