Le tueur de Sidi Moumen interné à l’hôpital psychiatrique

Le tueur de Sidi Moumen interné à l’hôpital psychiatrique

Chafik. R, âgé de trente-quatre ans, repris de justice pour coups et blessures contre ascendant, qui a tué cinq personnes de sa famille, mardi dernier, dans un appartement situé au troisième étage de la résidence Charaf sise boulevard Hassan Soussi, quartier Sidi Moumen, a été arrêté, jeudi dernier, au quartier Al Amal, préfecture des arrondissements de Derb Soltan-El Fida, à Casablanca, apprend-on de sources policières. C’était vers 18 h de ce jeudi 28 janvier qu’un indicateur avait repéré Chafik à Hay Al Farah, quartier Derb Soltan, non loin de la demeure de sa grand-mère. Aussitôt, il a alerté les éléments de la police judiciaire qui se sont dépêchés sur les lieux. Toujours selon les mêmes sources judiciaires, le mis en cause a manifesté une résistance acharnée lors de son arrestation. Ils ne l’ont menotté que difficilement puisqu’il était dans un état d’hystérie. Ce repris de justice qui a purgé une peine de huit mois de prison ferme pour avoir fracturé le bras de sa mère, Fatna .Ch, sexagénaire et mère de sept enfants, est un toxicomane qui avalait, quotidiennement, au moins dix comprimés psychotropes. Selon les mêmes sources judiciaires, il avait déjà été interné à trois reprises à l’hôpital psychiatrique Ibn Rochd. «Il délirait lors de son arrestation. Il disait qu’il s’appelle Chafik avant de rétracter et dire qu’il s’appelle Abdellah», a expliqué à ALM une source policière. Ce tueur avait l’intention d’aller à El Jadida après avoir commis son crime, ajoutent les mêmes sources judiciaires. Seulement, il a renoncé à sa décision quand il a appris que la police le recherchait. Selon les mêmes sources, le mis en cause n’a pas dévoilé ni le moment où il a commis son crime, ni comment il a commis ses crimes, ni le mobile. «Il délirait même devant le parquet général», ont précisé les mêmes sources judiciaires. Son délire a obligé le parquet général près la Cour d’appel de Casablanca de décider de l’interner à l’hôpital psychiatrique Ibn Rochd. Rappelons que la sœur de la défunte Khadija est arrivée de Rabat, ce mardi 26 janvier, pour s’assurer si elle a accouché ou pas surtout qu’elle n’avait pas répondu à ses appels téléphoniques. Malheureusement, personne ne lui a ouvert la porte de l’appartement quand elle a frappé. Inquiète, elle a alerté la police. La police a découvert une macabre boucherie lorsqu’elle s’est dépêchée sur les lieux : la mère de famille, Fatna.Ch sexagénaire, sa fille enceinte au septième mois de grossesse, Khadija.R, âgée de trente-huit ans, son beau-frère, Ahmed E, quinquagénaire et son petit-fils, Yassine E, âgé de neuf ans étaient tous tués sauvagement et entassés dans une seule chambre. Aussitôt, le frère toxicomane et repris de justice, Chafik, a été mis à l’index. Selon les sources policières, Chafik est l’unique garçon parmi six sœurs. Il a été choqué par les comportements de son père. Ce dernier les a abandonnés après avoir vendu son appartement à Sidi Moumen. Depuis, il est devenu comme un SDF qui se réfugiait, avec sa mère, chez ses sœurs mariées. Depuis, il est tombé dans les ténèbres de la drogue surtout les comprimés psychotropes. L’une de ses sœurs a mis à la disposition de sa mère un appartement situé à Hay Mohammadi. Seulement, la mère n’a pas pu y rester surtout que Chafik lui a rendu la vie infernale. C’est la raison pour laquelle, elle s’est rendue chez sa fille, Khadija. Mais, elle n’a pas pensé qu’elle sera tuée aux coups de hache par les mains de son fils qui n’a pas épargné également sa sœur, son beau-frère et son petit-fils. Pour quel mobile ? Une interrogation qui reste encore sans réponse puisque le mis en cause délire toujours.

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