N’aimant plus sa femme, il étrangle ses deux enfants

Nous sommes à El Jabha. C’est une petite ville méditerranéenne, capitale du district de la Mtéwa, éloignée de Chefchaouen et de Tétouan, respectivement de 133 et 136 km. Cette petite ville de trois mille habitants respire la sérénité et paix. Une paix qui peut cacher la cruauté de la vie. Comment ? Ce qui est arrivé à une famille de cette ville côtière en est la preuve qui dépasse l’imagination. Il y a une dizaine d’années que cette histoire a commencé.
Mustapha et Fatima étaient à la fleur de l’âge quand leurs regards se sont croisés dans une ruelle d’El Jabha. Des regards qui ont cédé la place aux battements des cœurs. Pas moins de quelques mois, ils se sont retrouvés sous le même toit. En fait, Fatima n’avait jamais pu croire qu’elle serait la fille la plus chanceuse de son quartier puisque Mustapha était fou d’elle. Il ne pensait qu’à elle. Après son travail, il rentrait aussitôt chez lui. Bref, il consacrait le plus clair de son temps à son épouse. Et il n’épargnait aucun effort pour la rendre heureuse. Un an plus tard, Mohamed est venu égayer le foyer de Fatima et de Mustapha. Un premier enfant qui les a rendus encore plus heureux. Cet enfant ne faisait que refléter leur amour. Un amour capable d’affronter tous les aléas de la vie. Deux ans plus tard, le frère de Mohamed, Abdellah a vu le jour. Le nombre des éléments de la famille a commencé à grandir. De deux, ils sont devenus quatre, liés par l’amour. Et en clin d’œil, Mustapha et son épouse ont vu leurs deux enfants avec leurs cartables sur le dos. Une image qui les a rendus encore plus heureux. Malheureusement, cette joie n’a pas duré longtemps.
Les comportements de Mustapha ont commencé à changer. Il n’était plus la personne amoureuse, calme et attentionnée qui prenait soin de sa famille. Il criait, blâmait sa femme et ses deux enfants et les frappait pour la moindre chose. Il était devenu insupportable. La dernière fois, il avait eu une crise d’hystérie et avait tenté de violenter sa femme. Cette dernière avait fini par prendre  la fuite. Seul, devant ses deux enfants âgés respectivement de neuf et sept ans, il les a étranglés l’un après l’autre comme s’il étranglait des poulets. Il ne les a lâchés qu’une fois que chacun d’eux a rendu l’âme. Et jusqu’à aujourd’hui, ce criminel  n’a pas justifié aux enquêteurs le mobile de son double crime.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *