Quand le doute mène à l infanticide

Quand le doute mène à l infanticide

Nous sommes à Azemmour. À l’intérieur du commandement de la gendarmerie royale, un jeune homme se présente et, sans qu’on lui ait rien demandé, lance un «j’ai commis un crime de meurtre».

Surpris d’abord par ce qu’il vient d’attendre, le gendarme qui l’a reçu tente de le calmer pour avoir plus d’explications. Le jeune homme, 36 ans, s’assoit et confirme avoir tué sa fille, âgée de quatre mois. Il ajoute que le crime s’est produit chez lui au douar Nsirate, dans la commune rurale Hachtouka. Le limier de la gendarmerie royale lui menotte les mains et le conduit vers le bureau de son supérieur qui a donné ses instructions pour qu’une brigade se déplace sur les lieux. À bord de leur jeep, les gendarmes doivent parcourir plus d’une vingtaine de kilomètres pour y arriver.
Sur la scène du crime, les limiers ne trouvent que les badauds qui s’y attroupent encore, ainsi que les éléments de l’autorité publique.

En les interrogeant, ils apprennent que la fillette, Aya, a déjà été évacuée, par le fourgon mortuaire, vers la morgue de l’hôpital Mohammed V, à El Jadida. Sa maman, quant à elle, a été conduite, dans un état comateux, au service de la réanimation du même hôpital. Au même service, le cousin de cette dernière est alité puisqu’il a été sauvagement tabassé par notre jeune homme.

Rapidement, les limiers se dépêchent vers l’hôpital pour s’enquérir de la santé de l’épouse et du cousin. Tous les deux sont dans un état critique, apprennent les limiers qui conduisent le mis en cause vers le siège du commandement afin de le soumettre aux interrogatoires.

Pour quel mobile a-t-il tué sa fillette et a-t-il maltraité sauvagement sa femme et son cousin ?
«Ma femme me trompe avec son cousin», justifie-t-il son crime.
Mais personne parmi ses voisins au douar ne confirme ses accusations. Quant à lui, il affirme qu’il les a vus à maintes reprises en train de converser. Au fil du temps, l’idée qu’il soit un cocu lui est passée par la tête et l’a incité à prendre la décision de se venger.

Le jour «J», il s’est armé d’un bâton et a attaqué son épouse qui portait sa fillette. Il les a frappées sauvagement jusqu’à ce qu’ils aient perdu connaissance. Après quoi, il a emprunté le chemin vers le domicile du cousin lequel a subi le même traitement.

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