Tanger : Le doute qui mène à l’infanticide

Tanger : Le doute qui mène à l’infanticide

Nous sommes à l’hôpital régional Mohammed V, à Tanger. Vers 16 h, une ambulance de la protection civile arrive, emmenant un enfant dans un état comateux.

Son père qui l’accompagne affirme au médecin, chef du service des Urgences, qui l’accueille, que son enfant est tombé de la terrasse de la maison et sa tête s’est cognée contre le plancher du hall. En fait, le corps médical a vite fait de remarquer que l’enfant avait une fracture au niveau du crâne et une forte hémorragie cérébrale interne et tente avant tout de lui sauver la vie. Mais en vain.

L’enfant succombe à sa blessure. Et son cadavre fut évacué vers la morgue afin qu’il soit autopsié. Toutefois, la police de la ville va diligenter une enquête afin de déterminer les circonstances qui ont causé la mort de l’enfant. A ce propos, les enquêteurs de la PJ interrogent le père qui raconte la même version déjà relatée à l’hôpital. Seulement, les enquêteurs remarquent sa forte agitation lorsqu’il parlait. Ils font donc un peu de pression en le mitraillant de questions.  Et au fil du temps, il crache le morceau. Il avoue son infanticide puisqu’il avait pris son propre enfant par la jambe avant de le jeter comme un chiffon pour que sa tête se cogne contre le mur de la chambre. Mais quelle est la raison de ce degré de haine? Inconcevable !

Le père, âgé de trente-six ans, précise lors de son interrogatoire qu’il avait décidé depuis quelques semaines de se débarrasser de cet enfant qu’il croyait ne pas être le sien. Le mis en cause qui accusait sa femme d’adultère le considérait issu d’une relation extraconjugale entre sa femme et son amant. Et le samedi 10 juin, il est passé à l’acte.

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