Terrorisme : Un jeu qui va coûter 2 ans de prison à deux lycéens

Terrorisme : Un jeu qui va coûter 2 ans de prison à deux lycéens

Tous les deux sont nés  en 1998. A moins de 19 ans donc, ils ont comparu  dernièrement devant la chambre criminelle de première instance, chargée des affaires de terrorisme, à Salé, risquant des peines lourdes. L’un d’eux était poursuivi pour incitation d’autrui à commettre des actes terroristes et apologie d’entités terroristes et l’autre pour complicité et non dénonciation.

Leur histoire remonte à quatre mois plus tôt, en décembre 2016, quand l’un des deux lycéens, accompagné de son camarade, a collé sur le mur des escaliers du lycée Abi Salem Al Âyachi, situé à Aïn Chakak, à Sefrou, un tract sur lequel il a mentionné la phrase suivante : «Il n’y de Dieu qu’Allah… Le lycée Abi Salem Al Âyachi explosera… Dieu est grand. Il n’y a de Dieu qu’Allah…L’Etat Islamique».

Certes, les deux adolescents ont été vus par leurs camarades quand ils ont collé le tract avant de disparaître. C’est la raison pour laquelle les enquêteurs de la gendarmerie royale n’ont eu aucune difficulté pour avoir leurs identités quand ils sont arrivés à l’établissement scolaire pour entamer leur enquête.Les deux adolescents furent arrêtés et soumis aux interrogatoires. L’un d’eux, le principal mis en cause, a affirmé avoir vraiment collé le tract qu’il avait confectionné dans son PC. Mais, il a ajouté que c’était juste une plaisanterie. Car, selon ses déclarations, il n’appartient à aucun mouvement d’obédience islamique, et ne croit aucunement aux idées takfiristes. Il a ajouté avoir décidé, avec la complicité de quelques amis, de jouer un tour en collant des tracts portant des phrases faisant croire que des terroristes allaient faire exploser l’établissement scolaire Abi Salem Al Âyachi. Et il est passé à l’acte en présence de son ami qui n’a rien fait à part l’accompagner. En effet, «l’ami», quant à lui, a affirmé avoir été en compagnie du coupable lors de la colle de tract sur le mur, mais sans savoir qu’il devait le dénoncer surtout qu’il ne voulait que plaisanter et rigoler. Seulement, ce jeu leur a coûté cher, jeudi dernier, quand le président de la Cour les a jugés coupables et les a condamnés à deux ans de prison ferme tout en bénéficiant des circonstances atténuantes.

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