Twitter au coeur d’un meurtre

La police new-yorkaise enquête sur le premier meurtre de l’ère «Twitter». Kwame Dancy a été froidement abattu d’une balle dans la nuque par son ami Jameg Blake à la suite d’une prise de bec de plusieurs semaines sur Twitter, un outil de réseau social sur la Toile qui permet d’envoyer des messages courts et instantanés. Les deux hommes s’étaient disputés à cause d’une histoire de cœur.
La police exige que Twitter délivre le contenu exact des messages litigieux. Selon les experts, ce serait la première fois que les «posts» du réseau social californien sont utilisés comme une preuve légale lors d’un procès pour meurtre. Le Procureur général entend démontrer de la sorte qu’il y a eu une escalade dans la relation entre les deux protagonistes.
Depuis leur tendre enfance, les deux individus étaient comme les doigts de la main et habitaient au même étage du gratte-ciel «The Big Appel».
Récemment, leur relation s’était envenimée à cause d’une histoire de femme. Les dernières semaines, ils s’adressaient sans arrêt des messages de haine. Des tiers avaient même participé à ces invectives mutuelles. Lorsque Dancy, un étudiant-infirmier, a quitté son appartement le 1er décembre dernier, il a été abattu d’une balle dans la nuque. L’arme du crime avait été retrouvée un peu plus tard dans Central Park. Deux jours plus tard, Blake postait le message suivant sur Twitter : «Rest in Peace Kwame».
Selon Madeline Smith, la mère de Dancy, il est horrible que son fils ait été assassiné par un ami à cause de messages virtuels. «Ce n’est quand même pas une raison pour abattre quelqu’un. Je ne sais pas ce qui cloche avec ce réseau Twitter. Jameg était le meilleurs ami de Dancy, mais, manifestement, je ne le connaissais pas si bien que cela. J’aimerais comprendre son acte maintenant».

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