Un cambrioleur âgé de 19 ans violé en prison par un détenu

Nous sommes à El Jadida.  C’est dans cette ville que Abdelali C. a vu le jour,  mercredi 2 octobre 1991. Il est l’aîné de sa famille. Ce n’est que sept ans plus tard que ses parents ont mis au monde son cadet. C’est pourquoi Abdelali était le chouchou gâté de la famille. Ses demandes étaient des ordres qui devaient être exécutés sur le champ. Ses parents ne souhaitaient qu’une seule chose: qu’il soit heureux. Malheureusement, ils ne se rendaient pas compte qu’ils le détruisaient. La preuve ? Dès son premier jour sur les bancs de l’école, il paraît qu’il n’avait aucune passion pour les études. Depuis, il préférait faire l’école buissonnière. Ses parents ne pouvaient pas l’obliger à y aller. Au contraire, ce sont eux qui ont cédé à son choix. Conséquence ? Il a abandonné l’école dès la première année. Depuis, il passait son temps entre le foyer et la rue. Et son père l’a encouragé à apprendre un métier au moins pour gagner sa vie lorsqu’il sera adulte. Effectivement, il a rejoint un réparateur de réfrigérateurs qui dispose d’un local non loin de chez lui. Il a commencé à apprendre le métier. Il y a passé sept ans. À son quatorzième printemps, il était déjà un «maâllem» qui maniait toutes les pièces des réfrigérateurs. Malheureusement, il a fini par lui tourner le dos. Pourquoi ? La mauvaise fréquentation. Au détriment de son métier, il passait son temps à bavarder avec des jeunes du quartier qui n’avaient rien à faire et qui lui ont facilité le chemin de la délinquance. Abdelali a commencé à fumer des cigarettes et de temps en temps un joint de haschich et parfois il avalait quelques comprimés psychotropes. Il ne cherchait qu’un seul but : ne plus rester sur terre et s’envoler vers le ciel. Au fil du temps, il est devenu un vrai délinquant, difficile à  maîtriser. Les mauvaises langues disaient qu’il cambriolait les locaux commerciaux. Sa mère ne les croyait pas. Mais le mardi 5 janvier, elle a tout cru. C’est vers 2 h du matin, quand il a été arrêté en flagrant délit en possession de plusieurs cartouches de paquets de cigarettes et une somme d’argent qu’il a subtilisées d’un bureau de tabac qu’il avait cambriolé. «Il avait également cambriolé, avec la complicité d’un malade mental, une laiterie», a déclaré sa mère, Saâdia, à ALM qui l’a contactée par téléphone. En attendant son jugement, Abdelali est incarcéré à la prison Sidi Moussa. Chaque mercredi, sa mère lui rendait visite. Il était en bonne santé, le mercredi 7 avril, et n’attendait que son jugement. « Mais, j’ai été surprise par ce que mon fils m’a raconté ce mercredi (14 avril)», a-t-elle raconté à ALM. Âgé de dix-neuf ans, Abdelali est incarcéré avec les mineurs. Étrange ! «Pour la prison, il y a les mineurs ayant moins de 17 ans, ce que l’on appelle P1 et les mineurs P2 ayant entre 17 et 20 ans», a expliqué à ALM une source de la prison de Sidi Moussa. Cette source nous a précisé qu’Abdelali était dans une cellule où il n’y a que les « P2 ». La nuit du vendredi 9 avril, le détenu, Z, lui a donné un «Rosina », un comprimé psychotrope blanc. «Mon fils m’a raconté que Z l’a obligé de le prendre», a affirmé la mère d’Abdelali. Lorsqu’il a perdu connaissance, Z a abusé de lui devant les autres détenus. Le lendemain, samedi, l’affaire a éclaté. Tout le monde en a pris connaissance. Une commission de la délégation générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion s’est dépêchée sur les lieux pour ouvrir une enquête. Une source de la prison Sidi Moussa a appris à ALM que le directeur n’était pas dans son bureau lors de notre appel téléphonique, nous a confirmé l’ouverture d’une enquête par la commission. La même source a précisé également que le parquet général près la Cour d’El Jadida avait procédé à l’ouverture d’une enquête pour tirer toute l’affaire au clair.

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