Un meurtrier d’une domestique sous les verrous

Un meurtrier d’une domestique sous les verrous

Hier matin, Haïtam, l’auteur de l’assassinat d’une domestique dans l’appartement de son employeuse situé au quartier Hamriya à Meknès, a été traduit devant le parquet général près la Cour d’appel de la ville, apprend-on d’une source policière. Lundi dernier, le lendemain de l’arrestation de ce jeune de vingt-trois ans, sans profession, la reconstitution de ce crime, qui a coûté la vie à une femme de cinquante-six ans, a été effectuée en présence du représentant du parquet général.
Mercredi 8 février, Haïtam est arrivé chez Ely, une Marocaine de confession juive, patronne d’une société commercialisant toutes sortes de véhicules. Ce n’était pas elle qui lui a ouvert la porte, mais l’une de ses trois invitées. Quelques minutes après, Ely l’a rejoint pour savoir ce qu’il voulait. Il lui a expliqué qu’il vient sur recommandation d’une amie pour lui demander du travail. Elle n’a pas hésité et lui a promis de le charger de la surveillance d’un dépôt. Elle est ensuite retournée vaquer à ses occupations. Mais notre jeune n’a pas tout à fait rebroussé chemin; il est resté un peu loin à observer l’entrée de la résidence. Quand il a vu que les trois invitées d’Ely étaient parties, il est retourné à l’appartement. Cette fois-ci, c’est Tamou, la domestique, qui lui a ouvert la porte. Elle l’a conduit à la cuisine en attendant la patronne qui effectuait une séance de massage. Tamou lui a offert un verre du thé et des gâteaux et elle s’est assise devant la télévision. Ensuite Haïtam lui a demandé de lui prêter une somme d’argent. Elle lui a expliqué qu’elle n’est qu’une domestique qui ne dispose pas du moindre sou à lui remettre avant de se tourner vers la télévision où elle suivait un match de football. Tout d’un coup, Haïtam a saisi un couteau qui était dissimulé sous sa jacket en cuir et a asséné un premier coup au niveau de la partie droite du dos de Tamou qui a lancé un cri strident avant de s’écrouler par terre. Il lui donne un deuxième coup, toujours dans le dos, lui subtilise les clés de l’appartement et  prend la poudre d’escampette. Mais, malheureusement pour lui, les investigations ont permis aux policiers de Meknès de l’identifier et l’épingler, trois jours après, chez lui, à Ouisslane. Il n’avait pas l’intention de tuer Tamou, c’est du moins ce qu’il a déclaré aux enquêteurs, expliquant qu’il voulait seulement la blesser et lui voler les clés afin de retourner à l’appartement pour le cambrioler.

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