Un octogénaire tue son fils quinquagénaire

Un octogénaire tue son fils quinquagénaire

Tout semble être calme sous les rayons du soleil de ce dimanche premier jour de septembre, à la commune rurale Bourous, caïdat de Sidi Bouatmane, province de Rehamna, dans la région de Marrakech-Tensift-El Haouz. La majorité des habitants se trouve au souk hebdomadaire de la région. Mohamed, 80 ans, père de famille, ne s’y est pas rendu. Ce n’est pas un problème de santé qui l’empêche d’y aller, mais l’indigence. Il ne dispose pas d’argent pour s’approvisionner.

En effet, Mohamed était un fellah de la région, qui gagnait sa vie avec dignité. Au fil du temps, son âge ne lui permettait plus de trouver un emploi chez les propriétaires des champs agricoles. Il s’est contenté de rester chez lui tout en attendant son fils, âgé de 52 ans, père de famille, de l’aider à vivre sans quémander. Malheureusement depuis quelques mois, ce fils ne lui donne plus rien. Il ne subvient plus à ses besoins arguant que lui-même n’a pas d’argent. Le père qui ne trouve plus le moindre sou pour acheter même du pain l’a sollicité à maintes reprises de lui verser quelques dirhams. Mais en vain. Pire encore, pour fuir toute confrontation, ce fils ne lui rend plus visite bien que leurs demeures soient mitoyennes.

Toutefois le fils, quinquagénaire, s’approvisionne ce dimanche au souk hebdomadaire. Il achète tout ce dont sa famille a besoin. Après avoir terminé et voulant rester en compagnie de ses amis autour d’un verre de thé à la menthe, il charge le chauffeur d’un pick-up de transporter la marchandise pour la remettre à sa femme. Quand il est rentré chez lui, le soir, il demande à sa femme s’il y a tout ce qu’il faut dans la marchandise qu’il a achetée au souk. «De quelle marchandise parles-tu ?», lui demande sa femme qui n’a rien reçu du chauffeur.

En demandant explication auprès du chauffeur du pick-up, celui-ci lui répond qu’il avait mis, comme à l’accoutumée, la marchandise devant la porte de sa demeure tout en appelant sa femme à la récupérer. Puis il est parti, lui ajoute-t-il, sans s’assurer que sa femme a bien reçu la marchandise. Le fils pense tout de suite à son père. Il frappe à sa porte. Son père sort et lui explique qu’il a mis la main sur la marchandise.

Et c’est le début d’un échange de reproches, puis d’insultes. Hors de lui, le père rentre chez lui, puis sort armé d’un couteau. Perdant tout contrôle de soi, il commence à cribler de coups le corps de son fils jusqu’à ce que dernier tombe par terre, gisant dans une mare de sang, corps sans âme.

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