Un repris de justice viole et tue une écolière de 11 ans

Un repris de justice viole et tue une écolière de 11 ans

Les enquêteurs pointent du doigt un repris de justice qui vient, il y a cinq mois, de quitter la prison après avoir purgé une peine d’emprisonnement de 15 mois ferme pour tentative de viol d’une institutrice.

Nous sommes le mardi 6 mars. Smahane, une écolière de onze ans, vient, vers 17 h, de quitter l’école communautaire du douar Al Borja relevant du groupe scolaire Ibn El Ouannane, dans la commune rurale Aït Imour située à plus de 28 km à l’ouest de la ville de Marrakech, où elle poursuit ses études en 6ème année de l’enseignement fondamental. Seulement, elle ne rentre pas chez elle. Une heure, puis deux heures et trois heures plus tard, elle ne se manifeste pas. Sa famille ainsi que ses voisins entament les recherches à travers les quatre coins de la région. Enfin, ils se retrouvent devant une réalité choquante, ils découvrent le corps de Smahane sans vie, dans un endroit isolé, parmi les arbres d’eucalyptus. Alertés, les éléments de la gendarmerie royale se dépêchent sur les lieux. Ils remarquent le corps de la fille qui porte des traces de violence avec la partie inférieure toute nue.

L’hypothèse de kidnapping, séquestration, viol et de meurtre semble être la plus plausible. Les investigations commencent. Le fourgon mortuaire évacue le cadavre vers la morgue de Bab Doukkala à Marrakech afin d’être autopsié. Les enquêteurs ne perdent pas le temps. Ils pointent du doigt un repris de justice qui vient, il y a cinq mois, de quitter la prison après avoir purgé une peine d’emprisonnement de 15 mois ferme pour tentative de viol d’une institutrice qui enseigne à la même école où Smahane poursuivait ses études. Est-il vraiment l’auteur de ce crime ? Vers 4 h du mercredi 7 mars, les limiers l’arrêtent. Soumis aux interrogatoires, il crache le morceau. Ce malfrat, âgé de dix-sept ans, qui demeure au même douar que Smahane, avoue qu’il est bel et bien l’auteur de ce crime de viol doublé de meurtre. Maintenu en garde à vue, il doit être mis, vendredi 9 mars, entre les mains du parquet général près la Cour d’appel de Marrakech.

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