Un sadique sodomite à Safi

Un sadique sodomite à Safi

Jrifate est l’un des principaux quartiers de Safi. En compagnie de sa petite famille, Mohamed. S, y demeure depuis belle lurette. Ce maçon d’une trentaine d’années, jouissant d’une bonne réputation, n’y passait pas beaucoup de temps. Car, il est absorbé toute la journée par son travail. Il sortait de chez lui le matin et n’y retournait qu’une fois la nuit tombée. Il n’avait même pas le temps pour converser et bavarder avec ses amis du quartier en sirotant des verres de thé dans un café de la ville. Rares sont les moments qu’il passe en compagnie de ses voisins.
« Ah ! ça va ? Je t’ai cherché depuis plus d’un mois, j’ai cru que tu as déménagé », lui a lancé un jour Anouar. B.
Anouar est un ferrailleur qui dispose d’un local situé non loin de la prison civile de Safi où il vend surtout les pièces détachées des voitures. En fait, il s’agit d’un père de famille irréprochable. Tout le monde le respecte et l’apprécie. Il connaît depuis longtemps Mohamed. Il n’a jamais eu de problème avec lui. Ils se respectent mutuellement.
« Ça va, je suis très occupé », lui répond Mohamed qui vient de rentrer au café du quartier et de commander du thé.
En sirotant leurs verres de thé, Mohamed et Anouar se sont engagés dans une conversation. Au bout d’une heure, ils ont parlé de tout et de rien. Et lorsque Mohamed s’est apprêté à partir, Anouar l’a sollicité de rester encore quelques minutes. Mohamed ignorait la raison. Et puisqu’il n’a pas d’autre occupation, il a décidé de rester quelques minutes de plus avant de rentrer chez lui. En principe, il ne reste pas à l’extérieur de sa maison au-delà de 21 heures. « Je veux que tu me rejoignes demain si tu n’as pas de travail pour faire du bricolage dans mon local», lui demande Anouar.
Mohamed qui vient de terminer sa tâche dans un chantier de construction n’avait pas de travail pour le lendemain. Il a alors accepté l’offre de son ami.
Ce dernier lui a remis aussitôt un billet de cinquante dirhams avant de payer les consommations. Plein de joie, Mohamed est rentré chez lui. Comme à l’accoutumée, il s’est réveillé tôt le lendemain et a pris son matériel de travail pour rejoindre son ami vers 8 h 30. Il lance un salamalec à Anouar qui prenait son petit-déjeuner.
Celui-ci lui a indiqué les coins du local à réparer et il lui a remis une somme d’argent pour acheter du ciment. 19 h a sonné. Mohamed est encore au travail. Vers 21 h, il a décidé de partir afin de reprendre le lendemain le travail.
« Il fait déjà nuit et je suis fatigué. Je reviendrai le lendemain pour achever le travail », dit-il à Anouar. Seulement, ce dernier a refusé. Il lui a demandé d’achever son travail la nuit même. Lorsque Mohamed a tenté de lui expliquer, il ne voulait plus l’entendre. « Non, je ne veux rien entendre, continue ton travail », lui dit-il. Mohamed a refusé. Anouar a insisté. Une violente dispute a éclaté entre les deux hommes.
Étrange ! Anouar s’est transformé en un monstre. Il a poussé violemment Mohamed à l’intérieur du local, lui a donné deux ou trois coups de poing. Mohamed n’a pas pu se défendre. Anouar a fermé les portes, a continué à le frapper jusqu’à l’évanouissement.
Un moment plus tard, Anouar lui a ôté ses vêtements, lui a ligoté les mains et les pieds avec deux cordes avant de le sodomiser.
Enfin, il a mis le feu à ses vêtements avant de l’abandonner. Ce n’est que vers l’aube que Mohamed est arrivé à se libérer des deux cordes, à défoncer la porte pour sortir tout nu. Il s’est précipité vers une pharmacie de nuit où il perd connaissance. Alertée, la police s’est dépêchée sur le lieu pour diligenter une enquête. Mohamed a été évacué vers l’hôpital Mohammed V pour subir les soins nécessaires. Anouar était en train de prendre son petit-déjeuner au moment où les policiers sont arrivés pour l’arrêter. Il faisait comme si rien ne s’était passé.

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