Abdelaziz Alaoui Hafidi : «Forts de notre union, nous assurons le gouvernement de notre soutien»

Abdelaziz Alaoui Hafidi : «Forts de notre union, nous assurons le gouvernement de notre soutien»

ALM : Ancien chef du groupe de députés RNI, vous voilà élu à la tête du plus grand groupe parlementaire après l’unification entre le RNI et le PAM. Quelles sont alors vos priorités ?
Abdelaziz Alaoui Hafidi : Après l’unification du RNI et du PAM au sein du même groupe parlementaire, nous avons tenu la semaine dernière une réunion à travers laquelle nous avons désigné un bureau qui assurera plusieurs fonctions. Il s’agit d’assurer le suivi des questions orales et des travaux des commissions. Et ce, en préparation à une année législative qui s’annonce très riche. Cette année sera marquée par l’adoption et la discussion de plusieurs projets de loi, notamment celui qui se rapporte à la révision de la Charte communale. À ce sujet, nous sommes pour la consolidation des pouvoirs du secrétaire général de la commune qui sera pour la première fois désigné par le président de la commune. Nous souhaitons également que ce dernier soit élu par suffrage universel au lieu d’être désigné par les membres du conseil communal.
 
Quels sont les objectifs de votre union avec le groupe Authenticité et Modernité ? Faut-il y voir un simple enjeu électoral ? Quelle position avez-vous alors à l’égard de l’actuel exécutif ?
Comme nous l’avons indiqué lors de la création du groupe Rassemblement et Modernité, la collaboration aura lieu à des niveaux bien déterminés. Concernant la désignation des candidats pour les échéances de 2009, nous allons bien évidemment recourir au principe du mieux placé. Par exemple, le RNI a démontré que dans la ville de Mohammedia, il est le mieux placé pour décrocher un siège, alors qu’un candidat du PAM sera favori dans la ville de Rhamna. Notre objectif est de rassembler les gens pour redresser la vie partisane et politique.
Notre union ne vise pas une quelconque formation politique. Et notre groupe ne représente aucune menace pour le gouvernement El Fassi. Au contraire, il représente un gage d’assurance pour ce gouvernement. Nous assurons le gouvernement El Fassi de notre soutien.

En perspective des élections communales de 2009, prévoyez-vous une alliance avec d’autres formations politiques ?      
En 1978, lorsque nous cherchions une certaine appellation à notre parti politique, plusieurs tendances politiques avaient rejoint notre parti d’où le nom du «Rassemblement». Autrement dit, nous avons, depuis la création de notre parti, appelé aux alliances et nous gardons dans notre esprit l’idée d’éviter la balkanisation qui envahit la scène politique nationale. Nous sommes ouverts à tout autre parti politique.
Nous discuterons la question de l’idéologie par la suite. Mais, il est anormal de s’allier à des partis venant de l’extrême gauche ou de l’extrême droite. Nous plaidons plutôt pour un centre progressiste. Donc il n’y a pas de «frais de douane» à payer pour nous rejoindre. L’essentiel est que nous partagions les mêmes principes.  

Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des Finances, a présenté devant le Parlement le projet de loi de Finances 2009. Quelles sont vos observations à ce sujet ? 
Sachant que notre groupe parlementaire soutient le gouvernement, il est tout à fait normal que nous soyons appelés à discuter les lignes directrices de ce projet de loi. Ce qui compte pour nous, c’est que le taux de croissance aille de l’avant. C’est un résultat encourageant. Il faut capitaliser sur ce que l’on a réussi à décrocher. Nous voulons que cette tendance se poursuive et que les secteurs sociaux soient prioritaires.

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