Administrations, transports en commun, espaces publics… Une loi pour faciliter la vie aux handicapés

Administrations, transports en commun, espaces publics… Une loi pour faciliter la vie aux handicapés

Si les taxis dédiés aux personnes à besoins spécifiques ont déjà démarré, aujourd’hui tout un dispositif favorisant l’accessibilité à cette population est sur les rails . C’est confirmé ! Les personnes à mobilité réduite jouiront dorénavant de plus d’autonomie sur le plan social. L’accès aux espaces ouverts, aux édifices publics ainsi qu’aux moyens de transport et de communication leur sera, prochainement, possible. Le décret d’application de la loi 10-03 relative à l’accessibilité des personnes en situation d’handicap vient consolider ce droit. Ce décret publié dans le bulletin officiel du 13 octobre 2011 concerne près de 1.530.000 personnes, soit 5,12% de l’ensemble de la population marocaine. «L’entrée en vigueur de ce décret couronne les efforts déployés par notre gouvernement en matière de préservation des droits des personnes à besoins spécifiques. C’est une grande réussite pour notre département qui a tant milité pour la mobilité et le déplacement des personnes à besoins spécifiques», a déclaré à ALM Nouzha Skalli, ministre du développement social, de la famille et de la solidarité. Et de poursuivre qu’«un guide de normes d’accessibilité est déjà élaboré par son cabinet, accompagnant ainsi la mise en œuvre de la nouvelle loi en mettant un cadre de référence technique de mise en accessibilité des espaces publics». Si la ministre se félicite de la publication de ce décret, la société civile trouve que le ministère doit et peut mieux faire. Pour Sabah Zemmama Tyal, présidente de l’Association Anaïs, cette loi est loin de répondre à tous les besoins de ces personnes et ne prend pas en considération les spécificités de chaque type de handicap (voir entretien page 5). Ce dispositif, malgré le retard qu’a pris son application, est une première au Maroc. Il a été approuvé conjointement par six départements ministérielles. Cette loi, quoique très critiquée par les acteurs associatifs, vient effacer les années passées d’exclusion et de marginalisation desquelles a souffert l’ensemble de la population à besoins spécifiques. Pour un développement inclusif de cette population, ladite loi s’est axée autour de cinq volets spécifiques en l’occurrence l’urbanisme, l’architecture, le transport et communication. Ainsi, 16 articles sont venus détailler les moyens techniques pour la mise en œuvre d’infrastructures favorisant cette accessibilité. À cet effet, le ministère l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’espace, à travers ses 25 agences urbaines, joue un rôle prépondérant. Sa contribution est limitée dans le cadre législatif et réglementaire visant à mettre en œuvre le projet de code de l’urbanisme, en l’occurrence l’élaboration d’un document graphique indiquant l’accessibilité requise, ainsi que l’application du code de construction pour les espaces bâtis et leur environnement. Notons qu’un don du Japon a été accordé récemment au gouvernement afin de lancer un projet pilote à Marrakech de mise en accessibilité d’espaces publics. Selon le ministère de tutelle, ce projet sera l’occasion de sensibiliser les acteurs et de mettre en lumière les bonnes pratiques d’aménagement en matière d’accessibilité. Une initiative qui s’étalera dans les brefs délais dans l’ensemble du territoire marocain.

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