Agriculture : la partie n’est pas gagnée

Les dernières précipitations qui se sont abattues sur l’ensemble du territoire, salvatrices pour certaines mais dévastatrices pour d’autres. Le principal bénéficiaire demeure le secteur agricole. En effet, le moral des artisans de la terre revient au beau fixe. L’espoir renaît, mais les données statistiques laissent perplexes plus d’un. Le ministère de l’agriculture, du développement rural, des eaux et forêts avance que le déficit en matière de pluies subside. D’ailleurs, les derniers chiffres en témoignent. Le déficit en matière de taux de cumul pluviométrique moyen national a enregistré de 21 % par rapport à « une année normale » et 13 % par rapport à l’année précédente. Au 19 décembre, ce taux atteint une moyenne de 100 millimètres. Deux régions ont été épargnées des conséquences des conditions climatiques : le Tangérois et l’Oriental. Les autres zones agricoles ont enregistré un retard au niveau des travaux de préparation des sols. Les réserves en eau des barrages à usage agricole s’élèvent à 5,5 milliards de mètres cube. Il reste que la situation actuelle est meilleure par rapport à l’année précédente. Pour les périmètres irrigués du Loukkos, Moulouya et Gharb, le taux de remplissage des barrages dépasse les 60 % alors qu’il est inférieur à 30 % pour les autres périmètres irrigués. Les superficies semées en céréales d’automne bénéficieront du taux de remplissage des barrages. Les surfaces recensées s’élèvent à 1,9 million d’hectares contre 3,2 millions d’hectares lors de la campagne précédente. Quant aux superficies emblavées, elles n’ont atteint que 2,8 millions hectares à la mi-décembre, soit une baisse de 22 % par rapport à la campagne précédente. Encore une baisse par rapport à l’année dernière, cette fois-ci c’est au niveau de la superficie plantée en canne à sucre. 7% de réduction, et une surface qui s’élève à 19.100 ha. Le 18 décembre, les exportations des primeurs se chiffrent à 88 000 tonnes. Les agrumes connaissent pour leur part, une estimation de l’ordre de 123 400 tonnes. C’est la prochaine saison qui pourra bénéficier des dernières ces précipitations.

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