Attijariwafa bank mise sur un retour de confiance

Dans quelles valeurs faut-il investir durant les onze mois prochains ? Attijari Intermédiation, filiale du Groupe Attijariwafa bank, a levé le voile sur sa sélection lors d’une conférence de presse organisée pour présenter sa dernière publication intitulée «Stratégie d’investissement 2010-2011», vendredi 16 juillet, à Casablanca. Dès le début, Abdelaziz Lahlou, directeur de la recherche à Attijari Intermédiation, annonce un «retour de confiance» d’ici fin 2010. «Si l’année 2009 a été celle de l’hésitation par excellence, nous sommes convaincus que 2010 et 2011 seraient celles de la reprise. En effet, le Masi marque aujourd’hui le démarrage d’une phase haussière de fond qui devrait perdurer sur les prochains mois avec une performance cumulée cible de 30 % d’ici le premier trimestre 2011», explique-t-on. Les analystes financiers d’Attijari Intermédiation recommandent 11 valeurs (Voir illustration). Dans le BTP, il y a quatre valeurs qui ont été sélectionnées : Delta Holding, Lafarge, Sonasid et Holcim. Dans l’immobilier, Attijari Intermédiation a opté pour Alliances et Addoha. Pour les valeurs bancaires, il y a Attajariwafa bank et la BCP. Dans les télécoms, il y a Maroc Telecom. Dans l’agroalimentaire, il y a Cosumar. Et enfin, il y a le secteur des mines avec Managem. Selon Taha Jaidi, analyste financier à Attijari Intermédiation, trois paramètres ont été pris en considération pour la sélection de ces valeurs. Il s’agit de la liquidité, la taille et le volume des échanges. Les analystes financiers d’Attijari Intermédiation restent convaincus que le climat de confiance profiterait à deux grandes catégories d’entreprises. D’abord, il y a les sociétés leaders appartenant à des secteurs d’activités stratégiques et affichant un poids significatif au niveau du marché, une croissance structurelle et durable, corrélée au PIB, et des niveaux de liquidité corrects. La deuxième catégorie concerne des sociétés à fort potentiel de croissance qui devraient profiter à partir de cette année d’une meilleure conjoncture comparée aux années précédentes ainsi qu’une nette amélioration de leur rendement sur dividende. Tout en annonçant les valeurs à recommander, M. Lahlou a mis l’accent sur le niveau de valorisation du marché financier marocain. «Le marché est cher et devrait le rester! C’est une caractéristique du marché financier marocain», précise-t-il. En effet, les niveaux de valorisation sont soutenus de manière structurelle par des facteurs locaux, inhérents au marché des actions marocain, selon les analystes financiers d’Attijari Intermédiation. Pour ces derniers, ces niveaux de valorisation ne devraient constituer en aucun cas une contrainte quant à la performance de la Bourse dans les années à venir.

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