BCM-WAFA : le GPBM se réjouit du mariage

BCM-WAFA : le GPBM se réjouit du mariage

Le voile s’est finalement levé sur l’architecture retenue pour le projet de rapprochement de la Banque Commerciale du Maroc (BCM) et Wafabank. Un communiqué conjoint de la BCM et de la Société Marocaine de participations (SOPAR) (holding familial des Kettani) en a tracé le contour. Ainsi, «en date du lundi 24 novembre, la BCM a acquis auprès de SOPAR, 100% du capital d’OGM au prix de 2081,5 millions de DH», est-il précisé dans le communiqué. Suite à cette transaction, la banque du boulevard Moulay Youssef contrôlera 36,4% du capital et 47,7% des droits de vote de Wafabank ainsi que 70,5% du capital de Wafa Assurance. «Cette acquisition reste soumise à l’obtention de l’accord du Comité des Etablissements de Crédit et de la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale», est-il mentionné. À terme, la BCM souhaite se porter acquéreur de 100% du capital de Wafabank à travers une offre publique d’achat (OPA) «cash et/ou titres, et, entame d’ores et déjà des négociations avec les autres actionnaires significatifs de Wafabank, dans l’objectif ultime de réaliser une fusion entre les deux entités», apprend-on de ce communiqué où il est fait mention du renouvellement du conseil d’administration de Wafabank dès l’accord des autorités compétentes. Le projet de mise en oeuvre du rapprochement laisse entendre une prime de l’ordre de 15% par rapport à la moyenne des cours de Bourse de Wafabank sur une période significative avant l’acquisition de 24 novembre, sous réserve des résultats de clôture des comptes de la banque jaune relatifs à l’exercice 2003. L‘élaboration de ce projet industriel compte déjà un soutien de taille. Le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM), par la voix de son président Othmane Benjelloun, a salué samedi « le rapprochement imminent » entre les deux structures. « Je tiens, en tant que président du GPBM, à saluer le rapprochement imminent entre la Banque Commerciale du Maroc (BCM) et Wafabank et à rendre hommage aux groupes ONA-BCM et Kettani pour avoir abouti à un accord devant donner naissance à un groupe financier de premier ordre tant à l’échelle nationale qu’international », écrit le président du GPBM. Sur le plan international, ce regroupement s’inscrit dans la logique d’ouverture et de mondialisation des marchés à laquelle le Maroc adhère, à travers son engagement d’intégration des zones de libre-échange avec l’Europe et les Etats-Unis, a souligné M. Benjelloun, ajoutant que ce nouvel ensemble pourra prétendre au rang de banque africaine de référence et constituera également un vecteur de développement qui permettra au Maroc de se projeter, avec assurance, dans l’horizon 2010. Effectivement, un ensemble financier puissant est né. Le nouvel ensemble, disposant d’atouts solides et d’équipes performantes et expérimentées, occupera une place de leader dans les métiers de la banque et de la finance. Il comptera plus d’un million de clients en plus du premier réseau bancaire national (460 agences). L’ensemble ainsi dégagé vient se placer à la première place en matière de crédits à l’économie, dans la gestion d’actifs et dans les métiers de Bourse, dans le crédit à la consommation et le leasing en plus du leadership incontesté de la bancassurance. En parallèle, la seconde banque en matière de dépôts, après la Banque Centrale Populaire, a ainsi émergé. Le projet assure aussi une création de valeur ajoutée pour les actionnaires. La logique industrielle à laquelle obéit le projet se veut créatrice de richesses pour les actionnaires des deux groupes. «Les effets de volume, la forte complémentarité des services, des métiers et des marchés entre les deux entreprises devraient générer rapidement des revenus additionnels», estime le communiqué. Désormais, le projet tant souhaité par le président Khalid Oudrighi d’un grand groupe bancaire marocain est en phase de concrétisation. La BCM, grâce à ce projet de croissance externe, confirme sa volonté de créer le «champion national» de la banque et de la finance, susceptible d’inscrire le système bancaire dans une perspective de rayonnement régional et de compétition internationale. D’autres défis majeurs sont dès lors le menu quotidien de ce nouvel ensemble. Charge donc aux équipes en place de mieux transformer l’essai.

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