Cadrage : Trahisons

Les péripéties du canular dit du «Comité des officiers libres marocains», et les diverses interférences qui l’ont accompagné mettent en scène des faits et des personnages qui donnent l’impression de déjà vu et font penser aux ingrédients d’un polar de série B de qualité extrêmement douteuse.
Les services espagnols, à visage découvert ou via d’honorables correspondants et des collaborateurs intéressés, sont fortement impliqués dans ces manoeuvres qui visent, par mille moyens, à orchestrer et à encourager une véritable entreprise malveillante de déstabilisation et de désinformation à l’égard du Royaume.
La cible actuellement visée, celle des Forces armées royales, est significative de la volonté de nuire à l’un des symboles les plus représentatifs de la souveraineté marocaine et des procédés pour le moins cavaliers des autorités espagnoles et de leurs affidés, bafouant tous les principes de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un pays tiers, qui plus est, voisin et auquel elles sont liées par de solides intérêts, dans tous les domaines.
Pour un pays confronté aux contraintes d’une transition démocratique qui a besoin d’être consolidée, mobilisé dans la mise en place d’institutions démocratiques sanctionnant un long et patient processus de concertation visant à tourner une page peu reluisante de son passé, tourné vers une mise à niveau générale dans tous les domaines, une telle diversion risque de générer des lenteurs et des blocages très pénalisants pour le pays.
Or, on voit très mal qui peut réellement tirer un quelconque bénéfice de la déstabilisation du Maroc.
Dans un environnement déjà très chargé en risques et tensions de tous genres, dans une région stratégique et sensible entre toutes, le simple bon sens aurait dicté de s’abstenir de tout ce qui est à même d’ouvrir de nouveaux foyers de tension ou de susciter de l’animosité et des rancoeurs. Sauf à croire que la stabilité et la voie que s’est choisies le Maroc pour s’émanciper et consolider les vertus du dialogue, de la concertation et de la démocratie, ne servent pas les ambitions, les calculs ou les perversions de certains milieux et de certains individus.
Quant au front intérieur, le contexte d’adversité imposé au pays, les tentatives de déstabilisation manifestes dont il fait l’objet, les menaces qui pèsent sur sa sécurité interne et externe, les attaques dont fait l’objet le chef de l’État, symbole suprême de la souveraineté nationale, impliquent une vigilance de tous les instants et de l’ensemble des forces vives de la nation.
Cette situation particulière rend également indispensable de prendre un certain nombre de mesures concrètes et dissuasives contre ceux qui portent une atteinte manifeste aux intérêts supérieurs de la nation, notamment lorsqu’ils servent des projets téléguidés de l’étranger et dirigés contre le propre pays des concernés. Dans les usages de toutes les nations, quel que soit leur degré d’évolution et sous tous les cieux, ces accointances sont rangées dans le triste lot des trahisons et des traîtrises.

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