Casablanca : Création d’un laboratoire d’union de la Gauche socialiste

Les six principaux partis de gauche ont décidé de «s’engager dans l’unité d’action militante». Un communiqué rendu public, hier mardi 1er avril, a annoncé que, désormais, les instances régionales des formations politiques concernées travailleront dans le cadre d’une coordination et de l’unification de leurs efforts. Il s’agit de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), du Parti du progrès et du socialisme (PPS), du Parti socialiste unifié (PSU), du Parti de l’avant-garde démocratique socialiste (PADS), du Congrès national ittihadi (CNI) et du Parti socialiste (PS). Le communiqué révèle que des discussions qui avaient été engagés entre les différentes composantes de la gauche, depuis quelque temps, ont abouti à la création d’une plate-forme de coordination répondant à «la volonté commune de tous les partis de coordonner et d’unifier leurs efforts et leur action sur les divers fronts, sur la base des valeurs et des objectifs qu’ils partagent en commun».
S’agissant de l’objectif de cette initiative, le communiqué explique que «les six partis de gauche s’engagent à mettre au centre de leur préoccupation les problèmes de la région de Casablanca en rapport avec les droits et les revendications des Casablancaises et des Casablancais». Une manière de recentrer la finalité de l’action sur la politique locale ce qui renvoie, à première vue, à une stratégie visant à préparer les élections communales de 2009. Une thèse qui est confortée par l’allusion faite à l’intention des initiateurs de ce projet de coordination de promouvoir les initiatives ayant trait aux «questions locales et des initiatives militantes à prendre pour soutenir les luttes sociales et les revendications légitimes des travailleurs». Le message est clair : faire un clin d’œil aux «travailleurs» est une manière de rappeler la classe ouvrière au service car elle constitue la base militante et électorale traditionnelle des partis de gauche. Elle pourrait, si elle est suffisamment mobilisée, faire face à la mobilisation des militants des islamistes qui risquent d’avancer lors des prochaines communales. Mais l’opération va au-delà de la simple coordination locale. Le rassemblement de la gauche est vital, indique un cadre de l’USFP avant de préciser qu’ «il ne s’agit que d’un début».
Le début de quoi ? Tout le monde évite, pour le moment, de préciser si les composantes de la gauche désirent aller vers une sorte de plate-forme de coordination ou, carrément, vers une fusion. L’initiative de Casablanca est, en toute évidence, un test qui permettra de décider des futures démarches.

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