Éditorial : Absurdité

Le mandat de la Mission des Nations Unies au Sahara (MINURSO) expire dans trois semaines. Aussi, les membres du Conseil de sécurité devront-ils entamer, dans les prochains jours, des consultations sur la question du Sahara marocain.
Pour le Maroc, cette période est une occasion pour rappeler aux Nations Unies et notamment aux quinze pays membres du Conseil de sécurité la légitimité de sa position et son attachement à son intégrité territoriale et son engagement à faire valoir ses droits légitimes à travers les voies de la diplomatie dans le cadre de l’ONU et de la légalité internationale.
Fort de la légitimité de sa position et de l’unanimité du peuple marocain sur son intégrité territoriale, le Royaume rappelle chaque fois que l’occasion se présente sa disposition à soutenir toute voie de solution qui respecte sa souveraineté sur ses provinces du Sud et son refus catégorique de parler de toute proposition qui ne respecte pas cette règle. Une position claire et ferme que les adversaires de notre intégrité territoriale sont tenus de comprendre une fois pour toutes.
Cependant, à l’approche du 31 octobre, le pouvoir algérien devient de plus en plus agressif et laisse dénoter une certaine confusion qui révèle la fragilité et la faiblesse de sa position. Une faiblesse qui se traduit généralement pas une recrudescence des gestes et des déclarations anti-marocains qui se multiplient à l’approche de toutes les échéances concernant l’affaire du Sahara marocain.
Ce qui se passe aujourd’hui à Tindouf, Pretoria, La Havane ou même à Caracas est l’illustration parfaite des séquelles qui peuvent être provoquées par la montée de fièvre à Alger. Il suffit d’analyser les déclarations faites dans ces différentes régions pour comprendre qu’il s’agit de discours anachroniques, dépassés et stériles qui ne servent aucunement les intérêts de la région.
Les déclarations du président algérien à Pretoria attestent de cet anachronisme chronique dont souffre le pouvoir algérien et dont il a du mal à se débarrasser. Aller chercher un soutien à des milliers de kilomètres pour nuire à un voisin est indéniablement un acte qui est d’une absurdité totale. D’ailleurs, les soutiens que M. Bouteflika est en train de rassembler autour de son hostilité à son voisin se caractérisent tous par la même chose : ils émanent de pays géographiquement très éloignés de la région et qui n’y ont aucune influence.
C’est le cas de l’Afrique du Sud, du Venezuela et de Cuba. Or, les règles élémentaires de la géopolitique veulent qu’un pays géographiquement éloigné n’a généralement aucune influence en tant qu’allié stratégique.
Bref, il est clair que tout ce qui se mijote à Alger restera sans effet devant la légitimité de la cause marocaine et la force de sa position.

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