La grippe A pourrait provoquer 36.000 morts au Maroc

La grippe A pourrait provoquer 36.000 morts au Maroc

A l’heure actuelle, il n’y a pas de pandémie au Maroc, c’est-à-dire de transmission communautaire. Mais si celle-ci venait à être déclarée les conséquences seraient terribles. 
En cas de pandémie, 1/3 de la population soit 9 millions de Marocains seront touchés par la grippe A/H1N1. Et on estime le nombre de décès à 36.000 soit 0,4% de la population touchée par le virus. C’est ce qu’a indiqué Abdelaziz Barkia, chef de service des maladies épidémiques au ministère de la Santé, lors d’une rencontre de sensibilisation sur la grippe A/H1N1 en prévision de la prochaine saison du Haj qui s’est tenue le vendredi 25 septembre à Casablanca. Dans le cas d’une pandémie, pas moins de 90.000 patients devront être hospitalisés. Une situation alarmante sachant que le Royaume souffre d’un  manque d’infrastructure hospitalière et d’une pénurie de médecins et d’infirmiers. La pandémie paralysera le pays. Toutes les activités à savoir les administrations, les entreprises et tous les services seront touchés. Une pandémie se traduirait par un accroissement de l’absentéisme sur le lieu de travail, entraînant ainsi des pertes de production. La fréquentation des cafés, restaurants, cinémas, centres commerciaux et autres lieux publics diminuera considérablement. Autres  conséquences à signaler : la diminution du tourisme, les perturbations au niveau du transport aérien, la chute des cours du pétrole, la fermeture des établissements scolaires, les difficultés d’approvisionnement et la défaillance de fournisseurs et sous-traitants sans compter les coûts directs du système de santé en raison de la demande accrue des prestations  avant et pendant la pandémie. Initiée par la Fédération nationale des agences de voyages (FNAV) sous l’égide des ministères de la Santé, du Tourisme et de l’Artisanat et de l’Institut Pasteur, cette rencontre a permis d’examiner les moyens et les mesures de prévention mises en place pour permettre le bon déroulement de l’opération de pèlerinage. L’opération de vaccination des pèlerins débutera ce 28 septembre et se poursuivra jusqu’au 16 octobre. Le Maroc est tenu de respecter les conditions exigées par l’Arabie Saoudite. C’est ainsi que les pèlerins devront être vaccinés contre la méningite, la grippe saisonnière et la grippe A/H1N1 si le vaccin est disponible. En l’absence du vaccin, il faudra alors s’attendre au pire. Le risque de contamination pourrait être important. Plusieurs raisons expliquent cette situation: le brassage des populations, le surpeuplement, les contacts étroits et le défaut d’immunités en l’absence d’un vaccin contre la grippe A/H1N1. A noter que les vaccins devront être effectués 15 jours avant l’obtention du visa. Le premier vol pour La Mecque est prévue pour le 12 novembre. Plusieurs dispositions ont été prises par le ministère de la Santé pour le pèlerinage. Des commissions médicales ont été mises en place pour délivrer des certificats d’aptitudes physiques aux pèlerins. Parmi les autres mesures figurent le contrôle sanitaire aux aéroports au départ et à l’arrivée, la surveillance épidémiologique et sanitaire sur les lieux, le suivi épidémiologique au retour du pèlerinage (les pèlerins seront suivis durant une période d’1 mois).

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