Le Maroc exprime son appétit pour le nucléaire civil

«L’accès au nucléaire civil requiert des pays en développement de s’approprier les technologies pertinentes et d’acquérir toutes les connaissances et apprentissages». Cette thèse a été soutenue par Amina Benkhadra ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement lors d’une table ronde sur les enjeux de la formation, organisée en marge de la Conférence internationale sur l’accès à l’énergie nucléaire civile, tenue les 8 et 9 mars 2010 à Paris. Et de poursuivre que «pour un pays en développement, dépourvu de ressources énergétiques fossiles et confronté au choix d’un mix énergétique incluant l’option nucléaire, cette question devrait être envisagée très tôt dès la phase de réflexion prospective sur l’électronucléaire et peut-être une à deux décennies avant la prise de décision». Appartenant à ces pays, le Maroc  est fortement dépendant de l’extérieur en matière de ressources propres. Selon Mme Benkhadra, «le Royaume connaît une croissance importante de ses besoins en énergie tirée par sa croissance économique et sociale». Par ailleurs, le Maroc dispose d’une culture de transparence et de sécurité nucléaires institutionnalisée sur le plan réglementaire. En effet, la consommation nationale en électricité sera multipliée d’ici 2030 par un minima de 4 et un maxima de 6. Dans ce sens, le gouvernement a instauré un plan d’action prônant le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ainsi que le recours à long terme entre 2020 et 2030 à l’électronucléaire. Et pour cause: «la sécurité d’approvisionnement du Maroc exige la diversification des sources et ressources d’énergie», a expliqué la ministre. De ce fait, le centre de recherches et d’études nucléaires est venu répondre à ces besoins. Lors de son intervention, Mme Benkhadra a passé en revue les importantes réalisations de cette instance en l’occurrence la mise en place du premier réacteur de recherche de 2MW. «Les acquis de cette première expérience nucléaire sont valorisés dans la préparation et la réalisation de l’option électronucléaire considérée par le Maroc dans sa nouvelle stratégie énergétique à l’horizon 2020-2030 comme un moyen de diversification de son bouquet électrique», déclare Mme Benkhadra.

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