Les immigrés clandestins dans la presse espagnole

Le drame de l’immigration clandestine refait surface. Le dernier en date est celui de ce week-end où 500 immigrants subsahariens ont tenté de franchir le mur de Mellilia. Résultat : 5 morts et une centaine de blessés. Les tentatives d’assaut se sont poursuivies jusqu’à lundi matin et se sont soldées par une intervention de la garde civile espagnole. Cette situation qui repose la question de la prise en charge sérieuse de ce dossier a été rapportée par l’ensemble de la presse internationale. La réaction la plus virulente a été celle de la presse espagnole. Celle-ci à travers le journal El Mundo a critiqué les opérations menées par les autorités marocaines pour freiner les assauts massifs des immigrants subsahariens. Sous le titre: «Chasse à l’Africain à Belyounech », le journal El Mundo a publié un reportage critiquant les opérations de ratissage menées par les forces de sécurité marocaines. Le quotidien El Pais a, quand à lui, évoqué les tirs contre les immigrants. Ces tirs proviennent, selon le même journal, du territoire marocain. « Deux, des trois Subsahariens, toujours admis à l’hôpital civil de Tétouan suite à des blessures par armes à feu lors de l’assaut de jeudi dernier contre le grillage de Sebta, assurent qu’on leur a tiré dessus depuis la partie marocaine », lit-on dans un article d’El Pais. Par ailleurs le journal a publié en couverture une grande photo d’un groupe d’éléments des Forces auxiliaires détruisant un campement de fortune de Subsahariens sous la légende: "Le Maroc démantèle des camps d’immigrants près de Sebta". C’est dire la position de la presse espagnole sur la question. Cette réaction de la presse espagnole a été rapportée par le journal français Liberation dans son édition du samedi dernier. Ce quotidien a relevé les contradictions qui existent au sujet de ces tirs armés.
Dans cet article du quotidien français on peut lire  « Le Maroc et l’Espagne continuent de se renvoyer la responsabilité du drame qui s’est soldé par la mort d’au moins cinq immigrants. Madrid affirme que trois personnes sont mortes du côté marocain et deux du côté espagnol, mais Rabat ne confirme pas la mort d’une troisième personne qui, selon des témoignages, pourrait être un bébé écrasé au cours de l’assaut.» En outre, la presse algérienne a, elle aussi, réagi de manière indirecte en publiant à l’occasion de ces assauts un article qui révèle l’existence de trois mille immigrants clandestins subsahariens dans la région de Maghnia. Dans son édition du lundi 3 octobre, le quotidien algérien Chourouk Al Arabi a rapporté que « plus de trois mille immigrants clandestins africains sont regroupés depuis plusieurs années sur les rives d’un oued, à trois kilomètres de la ville de Maghnia à la frontière algéro-marocaine ». Dans un reportage sous le titre "Enfer autour du plus grand ghetto de l’immigration clandestine en Algérie", le journal affirme que "ce qui se passe dans cette région concernant la situation des immigrés clandestins subsahariens est effarant" relevant "le silence" que les autorités gardent au sujet de cette question ». Chourouk Al Arabi parle là d’un véritable drame humain. Le journal ajoute que le campement en question compte des immigrés clandestins refoulés d’Espagne, via le Maroc, ou encore des immigrés venus directement d’Afrique.

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